Manifestation du 1er Mai à Paris: un dispositif « d’ampleur exceptionnelle » promet Nuñez
Le secrétaire d'État à l'Intérieur a promis mardi un dispositif sécuritaire d'"ampleur exceptionnelle" pour le 1er Mai à Paris, à...

Manifestation du 1er Mai à Paris: un dispositif « d’ampleur exceptionnelle » promet Nuñez

Le secrétaire d'État à l'Intérieur a promis mardi un dispositif sécuritaire d'"ampleur exceptionnelle" pour le 1er Mai à Paris, à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire d'État à l'Intérieur a promis mardi un dispositif sécuritaire d'"ampleur exceptionnelle" pour le 1er Mai à Paris, à la veille de manifestations qui laissent craindre des débordements.

"Nous ne tolérerons aucune exaction. Le dispositif qui sera mobilisé sera un dispositif d'ampleur exceptionnelle, mobile, réactif, qui nous permettra d'aller percuter les groupes qui commettront des exactions, de procéder au maximum d'interpellations", a indiqué Laurent Nuñez lors des questions au gouvernement.

Le secrétaire d'Etat, qui a parlé d'une "une journée très compliquée", a évoqué les "appels à manifester de certains leaders des +gilets jaunes+, de la mouvance ultra-gauche et de la mouvance anarco- autonome".

Un an après un 1er Mai marqué par l'incendie d'un restaurant Mc Donalds à Paris et les violences commises en marge du défilé par Alexandre Benalla, gouvernement et forces de l'ordre disent craindre de nouveaux affrontements. Sur fond de tensions dans certaines villes au sein des cortèges des "gilets jaunes" qui manifestent chaque samedi depuis le 17 novembre.

Des appels à un 1er Mai "noir et jaune" ont d'ailleurs été lancés, et des "gilets jaunes" et les "black blocs" appellent à transformer Paris en "capitale de l'émeute".

Une manifestation déclarée qui devait partir du Panthéon dans la matinée a par ailleurs été interdite par la préfecture de Police, car elle "présente des risques de troubles à l’ordre public et d’atteinte à la sécurité des personnes et des biens", notamment "au regard de la présence attendue d’éléments à haute potentialité violente".

"On ne peut pas dissoudre un black bloc", a aussi dit M. Nuñez. "Ce n'est pas que l'apanage de l'ultra-gauche, nous avons aussi gilets jaunes radicalisés", a-t-il ajouté, juste avant une conférence de presse du ministre de l'Intérieur sur le dispositif policier du 1er mai.

Le défilé du 1er Mai 2018 avait vu environ 14.500 personnes, selon les autorités, manifester dans Paris, dont 1.200 "black blocs".

Partager cet article

Dans la même thématique

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
3min

Politique

Manifestations lycéennes : Sébastien Lecornu s’exprime ce soir, Laurent Nuñez annonce la suspension de l’usage des grenades assourdissantes

Au lendemain de l’ « acte III » de la colère lycéenne, qui a rassemblé 266 000 personnes dans les rues de France, Sébastien Lecornu s’exprimera mercredi soir dans une allocution depuis Matignon. Son intervention portera sur « la situation dans les lycées, les prix des carburants, la crise agricole ainsi que la situation financière du pays », ont annoncé les services du Premier ministre.

Le