La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a renoncé à se rendre à la cérémonie d'hommage au président Jacques Chirac lundi à l'église Saint-Sulpice, après les réserves de la famille sur sa présence, a indiqué son entourage dimanche à l'AFP.
"Puisque la famille Chirac ne souhaite pas respecter les usages républicains, Madame Le Pen ne se rendra pas à la cérémonie", a fait savoir son entourage, confirmant une information de BFMTV.
"C'est avec regret que nous prenons acte du refus de la famille Chirac de respecter les usages républicains, en permettant à tous les représentants élus du peuple français de se rendre demain à la cérémonie d'hommage à l'ancien Président", a ajouté dans un tweet Marine Le Pen, dont le père Jean-Marie avait fait de Jacques Chirac un "ennemi".
Claude Chirac, son mari Frédéric Salat-Baroux, et leurs enfants respectifs, peu avant la cérémonie d'hommage à son père Jacques Chirac, aux Invalides, le 29/09/2019
POOL/AFP
Selon une source proche de la famille, le clan Chirac avait appris samedi par la presse la venue de Mme Le Pen qu'il ne souhaite pas, mais qui est de droit. Un décret de 1989 relatif aux cérémonies publiques fixe en effet la liste des corps et autorités pouvant être conviés. Les députés en font partie, or Marine Le Pen est députée du Pas-de-Calais.
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin (ex-LR) s'est également ému dimanche de l'annonce de la présence de Marine Le Pen, lors du service solennel rendu lundi à 12H00 en l'église Saint-Sulpice à Paris, où seront également présents les anciens présidents François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d'Estaing, une partie de la classe politique et de nombreux dirigeants étrangers.
Plus tôt, la dirigeante d'extrême droite avait estimé que "le respect de l'esprit républicain, c'est que dans la mort on n'est plus dans le conflit politique, dans la contestation politique, on est dans l'hommage", dans l'émission "Dimanche En Politique" sur France 3.
Son père Jean-Marie Le Pen avait été l'adversaire de Jacques Chirac au second tour de la présidentielle de 2002. Marine Le Pen lui a succédé à la tête du Front national (FN) en 2011.
Jacques Chirac, qui a toujours refusé toute entente avec l'extrême droite, avait refusé de débattre avec le président du FN avant le second tour, déclarant qu'il n'y avait "pas de débat possible" face à "l'intolérance et la haine".
À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).
Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.