Marseille: Gaudin s’attaque aux magistrats financiers qui l’étrillent
Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a annoncé lundi saisir le premier président de la Cour des comptes pour se plaindre du ...

Marseille: Gaudin s’attaque aux magistrats financiers qui l’étrillent

Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a annoncé lundi saisir le premier président de la Cour des comptes pour se plaindre du ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a annoncé lundi saisir le premier président de la Cour des comptes pour se plaindre du "mauvais travail" des magistrats financiers, dont deux rapports étrillent un quart de siècle de gestion de la deuxième ville de France.

L'élu Les Républicains, en poste depuis 1995 et qui ne se représente pas en mars prochain, s'en est vertement pris au "réquisitoire, voire au pamphlet" de la chambre régionale des comptes, jugeant des rapports "stigmatisants, imparfaits, injustes et infondés".

Sur le fond, s'il "prend acte d'une partie constructive et utile" des rapports de la chambre des comptes, M. Gaudin en "conteste une part importante, marquée par des manquements à la déontologie, (un) manque d'équilibre et d'équité".

Il accuse la chambre d'avoir fait "un contrôle hors sol avec des oeillères et des boules Quiès pour (...à ne pas entendre les succès" de la municipalité.

"J'ignore s'il existe une inspection générale chargée des chambres régionales des comptes mais en toute hypothèse je vais saisir le premier président de la Cour des comptes (...) en particulier sur les questions de déontologie", a-t-il déclaré.

Il s'agira également de faire corriger tout ce qui est inexact, déformé, oublié ou diffamant" dans ces rapports, qui épinglent notamment la ville sur l'immobilier, le personnel ou les écoles, a-t-il poursuivi. Le maire estime notamment qu'en deux ans d'investigations, les magistrats financiers n'ont pas pris en compte les réponses que la ville leur faisait.

"Il n'est pas imaginable de suspecter une quelconque intention poltique à la veille des échéances électorales, mais il est bien évident qu'une explication très politicienne en a été et en sera encore faite, ce qui aurait du conduire la chambre à être d'autant plus prudente", a souligné M. Gaudin.

"En 25 ans, (...) je sais que je n'ai pas tout bien fait, qu'il y a beaucoup de choses à faire. Mais j'ai mis tout mon coeur, tout mon temps, et ce réquisitoire que nous avons reçu (...) m'affecte considérablementn comme d'autres évènements qui se sont hélas produits dans cette ville", a-t-il poursuivi, en référence aux huit morts dans l'effondrement de deux bâtiments du centre-ville il y a un an.

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of Candidate in France’s 2027 presidential election, Jean-Luc Melenchon in Le Bourget
8min

Politique

« Il est l’heure de tout changer » : au Bourget, LFI met en scène sa « Nouvelle France » 

À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage

Le

Marseille: Gaudin s’attaque aux magistrats financiers qui l’étrillent
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le