Matignon demande des explications au conseiller Sandro Gozi sur une mission pour Malte
Sandro Gozi, ancien secrétaire d'État italien devenu conseiller d'Édouard Philippe, a été invité par Matignon à s'expliquer après...

Matignon demande des explications au conseiller Sandro Gozi sur une mission pour Malte

Sandro Gozi, ancien secrétaire d'État italien devenu conseiller d'Édouard Philippe, a été invité par Matignon à s'expliquer après...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Sandro Gozi, ancien secrétaire d'État italien devenu conseiller d'Édouard Philippe, a été invité par Matignon à s'expliquer après que des médias ont affirmé qu'il travaillait également pour le Premier ministre maltais Joseph Muscat, a appris l'AFP mardi.

"M. Gozi a été invité hier (lundi) par le directeur du cabinet du Premier ministre à produire des explications sur les faits allégués par plusieurs organes de presse", a déclaré Matignon au lendemain des informations publiées par Le Monde et le quotidien maltais Times of Malta.

Édouard Philippe a par ailleurs fait valoir mardi après-midi, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, que "tous ceux qui ont l'honneur de servir la France en travaillant au sein d'un cabinet ministériel doivent être, lorsqu'ils font l'objet d'une attaque politique, défendus par le chef du gouvernement". Mais, a-t-il ajouté, "le chef du gouvernement exige d'eux une parfaite probité et le respect de toutes les règles qui s'imposent à tous ceux qui ont l'honneur de servir la France".

Le Premier ministre répondait à une question posée par un député LR, Pierre-Henri Dumont, qui demandait "pour qui travaille réellement votre conseiller?" "Pour lui-même, pour la France, pour Malte pour l'Italie? Pouvez-vous nous garantir que votre conseiller n'a jamais utilisé aucune information qu'il aurait eu à connaître à Matignon au profit d'un autre gouvernement?", a encore tancé le parlementaire de l'opposition.

Ancien secrétaire d'État italien aux Affaires européennes, puis candidat LREM aux Européennes - élu en 22e position, il ne siègera qu'après le Brexit -, Sandro Gozi est devenu fin juillet chargé de mission auprès d'Édouard Philippe, chargé de suivre la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen.

Sandro Gozi "a confirmé, comme il l'avait fait, par écrit, au moment de son embauche, en juillet 2019, que son emploi de cabinet à Matignon était exclusif de toute autre activité professionnelle, a fortiori pour un autre gouvernement", a assuré Matignon.

"Le directeur de cabinet du Premier ministre en a pris acte et l'a invité à produire dans les plus brefs délais les pièces attestant de la fin de sa collaboration avec le gouvernement maltais au moment de son embauche afin de clore la polémique", ajoute Matignon.

M. Gozi a également été prié de "justifier rapidement de l'accomplissement de ses obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, obligations sur lesquelles le Premier ministre est particulièrement vigilant".

M. Gozi, contacté par l'AFP, n'avait pas encore répondu en début d'après-midi.

L'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a pour sa part réclamé que "les éléments évoqués par le Premier ministre soient communiqués".

jmt-pab-kau-are/ib/cbn

Partager cet article

Dans la même thématique

Matignon demande des explications au conseiller Sandro Gozi sur une mission pour Malte
2min

Politique

Présidentielle : « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent, car ce sera la seule façon de s’opposer aux extrêmes », plaide Hervé Marseille

Le président du groupe Union centriste du Sénat, allié des LR à la Haute assemblée, ne ferme pas la porte à un rapprochement « à un moment donné » avec les sociaux-démocrates, tels que François Hollande ou Bernard Cazeneuve, « un homme tout à fait respectable », afin de battre « les extrêmes », avance le président de l’UDI.

Le

Matignon demande des explications au conseiller Sandro Gozi sur une mission pour Malte
3min

Politique

Crise chez Grasset : la ministre de la Culture ouvre la porte à la création d’une clause de conscience pour les auteurs

Interrogée par la sénatrice Sylvie Robert (PS), auteure d’une proposition sur le sujet, la ministre de la culture Catherine Pégard s’est dite favorable à étudier création d’une clause permettant aux auteurs de quitter avec plus de facilité leur maison d’édition en cas de changements imposés par la direction. Une réponse à la crise ouverte chez Grasset par le renvoi de son président Olivier Nora par la direction d’Hachette, aux mains de Vincent Bolloré.

Le

Matignon demande des explications au conseiller Sandro Gozi sur une mission pour Malte
3min

Politique

Audiovisuel public : les nouveaux contrats d’objectifs et de moyens « présentés à l’été au Parlement », affirme Catherine Pégard

Après une commission d’enquête tendue, à l’Assemblée, sur l’audiovisuel public, le président de la commission de la culture du Sénat, Laurent Lafon, regrette que le gouvernement ait abandonné son texte qui créait une holding de l’audiovisuel public. « Je ne crois pas au statu quo », lui a répondu la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Le

Matignon demande des explications au conseiller Sandro Gozi sur une mission pour Malte
2min

Politique

« Ils ont servi la France jusqu’au sacrifice suprême » : le Sénat rend hommage aux deux soldats français tués au Liban

A l’initiative de Gérard Larcher, le Sénat a observé ce mercredi une minute de silence en hommage à Florian Montorio et Anicet Girardin, les deux soldats français victimes d’une embuscade en tant que membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). L’occasion pour le président du Sénat de renouveler son soutien au gouvernement libanais.

Le