Mayotte: Girardin présente un dispositif renforcé de lutte contre l’immigration clandestine
La ministre des Outre-mer Annick Girardin a présenté lundi à Mayotte un dispositif renforcé de lutte contre l'immigration...

Mayotte: Girardin présente un dispositif renforcé de lutte contre l’immigration clandestine

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a présenté lundi à Mayotte un dispositif renforcé de lutte contre l'immigration...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a présenté lundi à Mayotte un dispositif renforcé de lutte contre l'immigration clandestine, comprenant notamment des effectifs militaires et douaniers, afin de remplir l'objectif de 25.000 reconduites à la frontière en 2019.

Ce dispositif, baptisé "opération Shikandra", est organisé autour de quatre axes:la protection des frontières; la réaffirmation de la présence à terre; l'approfondissement du travail judiciaire; la coopération internationale avec notamment les Comores. Il doit être effectif d'ici la fin de l'année selon la ministre.

Il prévoit notamment une consolidation de la lutte en mer, avec 22 personnels supplémentaires dans les effectifs embarqués, 10 militaires pour la brigade de gendarmerie et 12 fonctionnaires pour la brigade nautique de la police aux frontières (PAF). Le nombre des navires intercepteurs passera de 5 à 8 en janvier 2020, a ajouté Mme Girardin.

"On pourra 24 heures sur 24 être en mer sur des opérations de surveillance et intercepter les kwassa-kwassa (embarcations clandestines de fortune, ndlr) qui voudraient arriver sur les côtes mahoraises. L’idée, c’est de véritablement être plus efficace", a souligné Annick Girardin, qui était accompagnée de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, pour une visite de 48 heures dans le département.

La surveillance aérienne sera aussi améliorée pour la détection des embarcations illégales, le guidage des intercepteurs et la judiciarisation des passeurs.

Annick Girardin a annoncé également l'arrivée de 70 personnes supplémentaires d'ici la fin de l'année pour les effectifs sur terre. L'opération Shikandra prévoit aussi la présence accrue des légionnaires sur le territoire pour des missions d'observation, d'information et d’appui aux interpellations conduites par les forces de sécurité intérieure.

Le volet judiciaire de l'opération comprend la création d'une cellule contre le travail illégal ou encore le renforcement de sept effectifs supplémentaires pour le greffe du tribunal de grande instance de Mamoudzou.

La ministre des Outre-mer a mis un accent particulier sur la poursuite et le renforcement de la coopération internationale, la coopération de sécurité, la coopération économique et sanitaire avec les Comores.

"On a posé le cadre, on sera aux côtés des Comoriens sur le volet immigration, développement sanitaire, économique s’ils sont à la hauteur de leurs responsabilités", a encore souligné la ministre des Outre-mer qui a rappelé que l'objectif de 25.000 reconduites d’ici la fin de l'année, restait d’actualité. La jauge avoisine pour l'heure 18.000.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le