Mélenchon dénonce la « droitisation en vue au PS et à EELV »
Jean-Luc Mélenchon dénonce lundi sur son blog un "nouvel épisode de droitisation en vue au PS et à EELV", après le soutien...

Mélenchon dénonce la « droitisation en vue au PS et à EELV »

Jean-Luc Mélenchon dénonce lundi sur son blog un "nouvel épisode de droitisation en vue au PS et à EELV", après le soutien...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Luc Mélenchon dénonce lundi sur son blog un "nouvel épisode de droitisation en vue au PS et à EELV", après le soutien apporté par le Premier ministre portugais, Antonio Costa, à la liste de La République en Marche.

"Les Verts européens ont déjà dit qu’ils étaient prêts à négocier avec la droite et les macronistes. La nouveauté c’est qu’une série de dirigeants sociaux-démocrates en font autant depuis quelques jours", affirme le chef de file de La France insoumise.

Ainsi le socialiste Antonio Costa a-t-il annoncé son soutien à la liste Renaissance de M. Macron, de même que l'ancien Premier ministre italien Matteo Renzi (Parti démocrate), relève M. Mélenchon.

Le "Spitzenkandidat" (candidat à la présidence de la commission) du PSE, Frans Timmermans, avait de son côté affirmé en avril envisager de construire une coalition avec les "libéraux progressistes".

"En 2014 déjà, les socialistes français avaient essayé de dramatiser le sens du vote européen. Il fallait voter pour eux pour éviter l’élection de (Jean-Claude) Juncker comme président de la Commission. À peine élu, les députés socialistes se renièrent et votèrent pour Juncker. Avec la droite. Et ils se partagèrent avec elle les postes dans la Commission et au Parlement européen", fustige M. Mélenchon.

Interrogé lundi au Talk du Figaro sur le soutien de M. Costa à LREM, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a répondu avoir eu au téléphone M. Costa, qui "soutient la liste de Raphaël Glucksmann" (PS-Place publique), et le "dira clairement".

M. Faure comme M. Glucksmann se sont déclarés hostiles à toute "grande coalition" associant la droite et la gauche au Parlement européen, sur le modèle du Parlement allemand.

Samedi, lors du meeting de LREM à Strasbourg, un message vidéo de M. Costa a été diffusé, où il affirme: "Les forces progressistes doivent s'unir pour permettre le changement nécessaire, pour redonner confiance: cher Emmanuel, nous comptons sur ta détermination pour ces changements progressistes".

Le député Insoumis s'en prend aussi sur son blog à la tête de liste EELV, Yannick Jadot, qui a déclaré dimanche sur France 3 être favorable à "un grand débat national" pour voir "comment on rapproche le statut de la fonction publique du statut de la fonction privée".

Interrogé lundi sur cette phrase dans l'émission Audition publique (LCP/Public Sénat/AFP/Le Figaro), M. Jadot s'est justifié en affirmant vouloir" une harmonisation par le haut de tous les statuts".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffres qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le

Le pape Léon XIV, le cardinal Jean-Marc Aveline et le président Emmanuel Macron lors de la réunion ‘Aux racines de l’Europe: pour la paix et l’unité’ au centre de conférences Robert Schuman à Metz
5min

Politique

À Metz, Léon XIV place l’Europe face à son histoire et à sa responsabilité pour la paix

La visite apostolique du Pape Léon XIV en France s’achève ce lundi 28 septembre à Metz. Pour son dernier jour en France, lundi 28 septembre, le pape Léon XIV a choisi Metz plutôt que Strasbourg ou Bruxelles pour prononcer un discours consacré à l’avenir de l’Europe. Sur les terres de Robert Schuman, le souverain pontife a appelé les Européens à renouer avec l’esprit de dialogue, le droit international et la construction patiente de la paix.

Le