Mélenchon dénonce « la violence » du mur à la frontière américano-mexicaine
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est rendu mardi à la frontière américano-mexicaine, à Tijuana, lors d...

Mélenchon dénonce « la violence » du mur à la frontière américano-mexicaine

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est rendu mardi à la frontière américano-mexicaine, à Tijuana, lors d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est rendu mardi à la frontière américano-mexicaine, à Tijuana, lors d'un déplacement au Mexique où il a dénoncé ce "symbole de violence" que constitue le mur.

Il a parcouru à pied un poste frontalier où des migrants demandeurs d'asile sont renvoyés par les autorités américaines, avant de se rendre près de la barrière métallique qui sépare Tijuana de San Diego en Californie.

Il faut cesser les politiques "qui écrasent les économies locales, les plus modestes, ceux qui ne sont pas intégrés au commerce mondial", a-t-il déclaré à l'AFP.

Ces gens "ne migrent pas pour le plaisir, pour faire du tourisme (...) Je me sens totalement en phase avec Lopez Obrador (le président mexicain), lorsqu'il dit qu'il faut d'abord que ces gens soient capables de rester dans leur pays", a-t-il ajouté.

La veille au soir, M. Mélenchon a participé à une réunion publique avec des supporters du parti Morena du président de gauche au pouvoir.

Il a qualifié la barrière métallique qui sépare les Etats-Unis du Mexique de "symbole de la violence de l’Empire" et rappelé qu'auparavant il n’existait que le mur de Berlin, où des individus risquaient leur vie pour la liberté.

Quand le mur de Berlin est tombé, "75 murs se sont dressés comme pour dire que dans ce monde, les marchandises circulent librement mais pas les êtres humains", a-t-il critiqué.

"On ne peut traiter un phénomène de cette nature (la migration) avec des méthodes aussi barbares et stupides que construire un mur, en pensant que les gens ne vont pas passer, parce qu'ils passeront, ils vont mourir, ils vont souffrir, mais ils passeront".

La visite de M. Mélenchon au Mexique, initialement prévue en décembre dernier pour la prise de fonction du nouveau président, avait été reportée pour cause de crise des gilets jaunes en France.

"Je viens au Mexique respirer, connaître ce monsieur AMLO qui attire tellement l’attention, apprendre de ce processus mexicain qui va sûrement donner une nouvelle impulsion à l’Amérique latine et à l'Europe", a-t-il confié au quotidien mexicain la Jornada.

"Je viens chercher l’inspiration et un peu d'optimisme", a-t-il ajouté, deux mois après le mauvais score enregistré par son parti aux élections européennes (6,3%).

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le