Mélenchon, un « Thatcher de gauche » pour Glucksmann
Jean-Luc Mélenchon est un "Thatcher de gauche", en raison de son rejet de la "logique de solidarité européenne", accuse la tête...

Mélenchon, un « Thatcher de gauche » pour Glucksmann

Jean-Luc Mélenchon est un "Thatcher de gauche", en raison de son rejet de la "logique de solidarité européenne", accuse la tête...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Luc Mélenchon est un "Thatcher de gauche", en raison de son rejet de la "logique de solidarité européenne", accuse la tête de liste PS-Place publique pour les européennes, Raphaël Glucksmann, dans une interview publiée lundi par Le Parisien.

"Que dit-il ? Qu'avec les milliards que donne la France à l'UE, on pourrait financer la construction de logements ou les hôpitaux en France... Voilà un rejet total de la logique de solidarité européenne qui ressemble au +I want my money back!+ -+Rendez-moi mon argent!+ de Margaret Thatcher", accuse M. Glucksmann, en référence à des propos tenus le 10 avril à Amiens par le leader de la France insoumise.

M. Glucksmann reproche également la présence d'un élu de la France insoumise, Andréa Kotarac, à un forum organisé la semaine dernière par Vladimir Poutine en Ukraine, où étaient invités selon M. Glucksmann "les représentants de tous les partis nationalistes et fascisants européens". "Pourquoi ? Comment le justifier ?", demande-t-il.

"J'ai lu les écrits de Chantal Mouffe qui ont inspiré le +populisme de gauche+ auquel se réfère Mélenchon. Mais je crains que l'aspect +de gauche+ ne disparaisse et qu'il ne reste que le populisme", attaque-t-il encore.

L'essayiste de 39 ans envoie aussi quelques piques à l'adresse d'Emmanuel Macron, qui s'est selon lui montré "incapable de construire des alliances avec d'autres pays, d'autres partis". "La solitude superbe de Jupiter, ça ne marche pas en Europe !"

Le président de la République "a fait croire qu'il pouvait incarner la deuxième gauche ou le projet européen façon Delors. Il a menti et le temps de l'illusion est fini. C'est un président de droite qui mène une politique de droite et qui n'a d'autres choix que de s'allier avec les ultra-libéraux au Parlement européen", dénonce-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Mélenchon, un « Thatcher de gauche » pour Glucksmann
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Mélenchon, un « Thatcher de gauche » pour Glucksmann
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le