Migrants: Kouchner pour un « mécanisme » européen de « répartition »
L'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime mercredi que l'Union européenne doit mettre en place "un...

Migrants: Kouchner pour un « mécanisme » européen de « répartition »

L'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime mercredi que l'Union européenne doit mettre en place "un...
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L'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime mercredi que l'Union européenne doit mettre en place "un mécanisme spécifique de répartition" des migrants, et plaide pour que la France soit "plus généreuse" dans leur accueil.

Alors que l'Aquarius a été autorisé mardi à accoster à Malte, M. Kouchner souligne que "finalement, c’est en forçant les choses - bravo l’Aquarius - qu’on finit par se répartir les migrants". "A partir de là, il faut vraiment que l’on parvienne à une entente européenne, avec un comité de répartition qui puisse opérer au plus près des départs", estime-t-il dans un entretien au Parisien.

"Il faut autre chose qu’un comité des ministres de l’Intérieur qui disent tous la même chose. Il faut un mécanisme spécifique et humain de répartition", insiste-t-il, tout en soulignant qu'"évidemment, il faut faire repartir ceux qui viennent seulement pour chercher du travail".

Il regrette aussi que le gouvernement français n'ait "pas pris l’offre formidable de la Corse (qui a proposé d'ouvrir ses ports à l'Aquarius, NDLR) alors que cela nous aurait en plus permis d'améliorer nos relations avec les Corses".

"La France est le pays des droits de l’Homme et combien a-t-on pris de migrants ? C’est une rigolade ! (...) La France doit être plus généreuse", demande-t-il.

"Il faut faire de la politique. Or, on n’en fait pas, on se conduit comme une entreprise de sécurité. Quand on voit le procès contre des gens qui aident des migrants qui sont pieds nus dans la neige en venant des cols d’Italie, quelle honte ! (...) J’ai compris que l’humanitaire, c’était de la politique, et que la politique ferait bien d’être un peu humanitaire", conclut-il.

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