Migrants: Kouchner pour un « mécanisme » européen de « répartition »
L'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime mercredi que l'Union européenne doit mettre en place "un...

Migrants: Kouchner pour un « mécanisme » européen de « répartition »

L'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime mercredi que l'Union européenne doit mettre en place "un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime mercredi que l'Union européenne doit mettre en place "un mécanisme spécifique de répartition" des migrants, et plaide pour que la France soit "plus généreuse" dans leur accueil.

Alors que l'Aquarius a été autorisé mardi à accoster à Malte, M. Kouchner souligne que "finalement, c’est en forçant les choses - bravo l’Aquarius - qu’on finit par se répartir les migrants". "A partir de là, il faut vraiment que l’on parvienne à une entente européenne, avec un comité de répartition qui puisse opérer au plus près des départs", estime-t-il dans un entretien au Parisien.

"Il faut autre chose qu’un comité des ministres de l’Intérieur qui disent tous la même chose. Il faut un mécanisme spécifique et humain de répartition", insiste-t-il, tout en soulignant qu'"évidemment, il faut faire repartir ceux qui viennent seulement pour chercher du travail".

Il regrette aussi que le gouvernement français n'ait "pas pris l’offre formidable de la Corse (qui a proposé d'ouvrir ses ports à l'Aquarius, NDLR) alors que cela nous aurait en plus permis d'améliorer nos relations avec les Corses".

"La France est le pays des droits de l’Homme et combien a-t-on pris de migrants ? C’est une rigolade ! (...) La France doit être plus généreuse", demande-t-il.

"Il faut faire de la politique. Or, on n’en fait pas, on se conduit comme une entreprise de sécurité. Quand on voit le procès contre des gens qui aident des migrants qui sont pieds nus dans la neige en venant des cols d’Italie, quelle honte ! (...) J’ai compris que l’humanitaire, c’était de la politique, et que la politique ferait bien d’être un peu humanitaire", conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Migrants: Kouchner pour un « mécanisme » européen de « répartition »
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le