Mise en examen en vue de Marine Le Pen pour avoir dévoilé un document judiciaire
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a indiqué mercredi qu'elle était convoquée par un juge d'instruction en...

Mise en examen en vue de Marine Le Pen pour avoir dévoilé un document judiciaire

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a indiqué mercredi qu'elle était convoquée par un juge d'instruction en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a indiqué mercredi qu'elle était convoquée par un juge d'instruction en vue d'une mise en examen pour avoir publié en septembre sur Twitter une ordonnance judiciaire, ce qu'elle a estimé être "une persécution".

Cette nouvelle mise en examen est consécutive à une première, relative à la publication, déjà sur Twitter, de photos d'exactions du groupe État islamique, une "diffusion d'images violentes" punie par la loi, selon l'accusation.

Or, le juge en charge de ce dossier avait, lors de son instruction, délivré une ordonnance d'expertise psychiatrique à l'endroit de Mme Le Pen, tel que prévu par les textes en matière de diffusion d'images violentes.

La leader d'extrême droite s'était insurgée contre le procédé, en dénonçant une "méthode" utilisée "dans les régimes totalitaires" - elle avait en outre déclaré qu'elle ne se rendrait "bien sûr" pas devant l'expert psychiatre.

Mais Mme Le Pen avait alors publié, encore sur Twitter, in extenso, le document ordonnant cette expertise.

Dans la foulée, une nouvelle enquête a alors été ouverte, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, la loi interdisant la publication d'un acte de procédure judiciaire avant une audience publique.

C'est dans ce cadre qu'elle a fait l'objet d'une convocation datée du 23 mai pour première comparution en vue d'une mise en examen, prévue le 16 juillet, selon un document que la présidente du RN a publié mercredi, toujours sur Twitter.

"La persécution reprend de plus belle ! Je suis donc poursuivie pour avoir révélé la volonté de la justice de me soumettre à une expertise psychiatrique pour avoir dénoncé les atrocités de Daech. Ces dérives deviennent très graves", a commenté Mme Le Pen sur le réseau social.

Dans l'affaire de la diffusion des photos d'exactions de l'organisation État islamique, le parquet a requis début mars le renvoi devant un tribunal correctionnel de Mme Le Pen, ainsi que du député RN Gilbert Collard, pour "diffusion d'images violentes".

Il revient désormais à la juge d'instruction d'ordonner ou non un procès pour les deux élus.

La patronne du RN est mise en examen dans un autre dossier, celui des emplois présumés fictifs d'assistants parlementaires européens, notamment pour "détournements de fonds publics", aux côtés de plusieurs autres responsables politiques de son parti.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le