Arnaud Montebourg, candidat à la primaire organisée par le PS, a affirmé mercredi qu'il renégocierait les accords du Touquet en cas d'élection à la présidence de la République lors d'une visite du camp de réfugiés de Grande-Synthe (Nord).
S'il est élu, "la question des accords du Touquet, qui ont maintenant dix ans et qui ont provoqué beaucoup de troubles dans cette région de France, sera sur la table d'une discussion et d'une renégociation importante", a dit M. Montebourg.
Arnaud Montebourg s'adresse à un réfugié irakien lors de sa visite du camp de réfugiés de Grande-Synthe (nord de la France), le 14 décembre 2016
AFP
"Ce sont des accords bilatéraux qui relèvent de nos deux pays et il est normal que cette question soit remise sur la table. Je renégocierai les accords du Touquet. Il n'est pas normal que nous accueillons des réfugiés alors que la Grande-Bretagne a signé les accords de Genève et a la responsabilité, elle aussi, d'accueillir", a ajouté l'ancien ministre qui a visité pendant plus d'une heure ce camp humanitaire avec le directeur de cabinet du maire de Grande-Synthe, Olivier Caremelle, et le directeur du camp Hervé Desvergne, de l'association gestionnaire Afeji.
Selon le dernier recensement, 1.090 personnes vivent dans ce camp.
M. Montebourg a jugé qu'il n'était "pas acceptable" que l'Angleterre "nous fasse faire son propre travail".
Les accords du Touquet, c'est "accueil contre finances britanniques puisque les Britanniques nous versent des sommes d'argent pour assumer et entretenir ces camps", donc "je trouve cet accord déséquilibré et il ne met pas la Grande-Bretagne en situation d'assumer ses engagements internationaux", a-t-il insisté.
Les accords du Touquet, conclus en février 2003 entre Londres et Paris, signés par Nicolas Sarkozy qui était alors ministre de l'Intérieur, ont déplacé côté français le contrôle de la frontière britannique.
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En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
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