Moralisation : François Bayrou annonce une révision de la Constitution

Moralisation : François Bayrou annonce une révision de la Constitution

Trois textes. Le projet de loi « pour la confiance dans notre vie démocratique », nom définitif du projet de loi de moralisation de la vie publique, fera l’objet de trois véhicules législatifs : « Une loi ordinaire, une loi organique et une loi constitutionnelle » a annoncé le garde des Sceaux, François Bayrou, qui a présenté ce jeudi son […]
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Trois textes. Le projet de loi « pour la confiance dans notre vie démocratique », nom définitif du projet de loi de moralisation de la vie publique, fera l’objet de trois véhicules législatifs : « Une loi ordinaire, une loi organique et une loi constitutionnelle » a annoncé le garde des Sceaux, François Bayrou, qui a présenté ce jeudi son projet de loi.

François Bayrou : "Le premier axe est une réforme institutionnelle qui prendra sa place dans une révision de la Constitution"
02:27

Cette révision de la Constitution, qui interviendra « très prochainement », est nécessaire pour certains points. Elle portera sur la suppression de la Cour de justice de la République, l’interdiction pour les anciens Présidents d’être membre du Conseil constitutionnel et sur le non-cumul dans le temps, limité à trois mandats successifs, pour les parlementaires ou les grands exécutifs locaux. Un seuil devra être déterminé par le Parlement pour savoir à partir de quelle taille de la commune, les maires seront concernés.

La  révision constitutionnelle portera également sur l'indépendance des magistrats du parquet. Il a précisé que cette réforme, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, serait menée dans le cadre d'une révision constitutionnelle plus large. Les magistrats demandent depuis longtemps de retirer tout pouvoir au gouvernement en matière de nomination des procureurs.

Si François Bayrou n’a pas précisé s’il comptait passer par un Congrès ou un référendum, il a souligné que « ce texte sera soumis au Parlement  dans quelques semaines ». La révision constitutionnelle « viendra dans un deuxième temps, dans mon esprit à la rentrée ». Les lois organiques et ordinaires seront examinées cet été. Mais interrogé par un journaliste, François Bayrou s’est dit ouvert au référendum, renvoyant le choix à Emmanuel Macron. « Référendum ou pas, ça dépend du président de la République. Je pense que les procédures référendaires sont extrêmement utiles » a souligné le ministre de la Justice, ajoutant que « c’est une dispositif très importante. Il est tout à fait loisible d’en envisager l’usage s’il le faut ».

Si le Congrès est préféré, il faudra un vote du projet de loi constitutionnel dans des termes identiques par l’Assemblée nationale et le Sénat. François Bayrou a-t-il confiance dans la majorité du Sénat, dirigé par la droite et le centre ? « On verra. C’est un débat d’intérêt général, pas partisan, (…) Même s’il peut y avoir ici ou là des attitudes tactiques. (…) Je suis sûr que le Sénat participera avec bonne volonté à cette réflexion ». Il n’est en revanche pas encore certain que l’examen commence par la Haute assemblée, comme l’a écrit le Canard enchaîné. « Ce n’est pas encore totalement fixé, ça dépend du calendrier parlementaire. On va laisser passer les législatives. C’est une idée qui est évoquée ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Tarbes Hautes Pyrenees manifestation contre la reforme des retraites
6min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le serpent de mer de la réforme des retraites

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce deuxième épisode : la réforme des retraites, sorte de serpent de mer des quinquennats Macron - d’abord interrompue, puis reprise dans la douleur, et finalement décalée pour sauver le budget.

Le

Moralisation : François Bayrou annonce une révision de la Constitution
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le