Moratoire sur les carburants: « Mieux vaut tard que jamais » (Royal)
"Mieux vaut tard que jamais" mais il faut aussi un coup de pouce au Smic, a réagi mardi Ségolène Royal alors qu'Édouard Philippe...

Moratoire sur les carburants: « Mieux vaut tard que jamais » (Royal)

"Mieux vaut tard que jamais" mais il faut aussi un coup de pouce au Smic, a réagi mardi Ségolène Royal alors qu'Édouard Philippe...
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"Mieux vaut tard que jamais" mais il faut aussi un coup de pouce au Smic, a réagi mardi Ségolène Royal alors qu'Édouard Philippe va annoncer un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants face à la crise des "gilets jaunes".

"Mieux vaut tard que jamais. Cette décision aurait dû être prise dès le départ, dès l'émergence du conflit, dont on sentait qu'il allait être très très dur car on voyait la rage, l'exaspération, notamment des retraités", a réagi l'ancienne ministre socialiste de l'Écologie sur Radio Classique.

"Il fallait retirer les choses tout de suite. Elles sont retirées maintenant mais plus vous laissez pourrir un conflit, plus il faut lâcher ensuite en contrepartie", a-t-elle ajouté.

Jusqu'où le gouvernement doit-il aller ? "Il faut que ça aille jusqu'à ce que ça soit juste et efficace", a-t-elle ajouté, en disant penser qu'"il faut tout mettre sur la table en ce qui concerne la justice fiscale".

"Il y a la question de la hausse du Smic (...) Oui, cette question d'un coup de pouce doit être mise sur la table", a-t-elle précisé.

Quant à la suppression de l'impôt sur la fortune, "il faut regarder ce qui s'est passé, on peut faire un bilan: à qui ça a rapporté, à qui ça a coûté", et y a-t-il eu "des contreparties en termes de créations d'emplois ou de hausses de salaires dans les entreprises de ceux qui ont profité de cet allègement fiscal".

Face à une "situation extrêmement fragile", l'ancienne ministre a estimé que "cette fois il ne faut pas se tromper dans les annonces et dans la façon dont elles sont faites et dans la dynamique de transparence et de démocratie participative qu'il faut mettre en mouvement".

Le Premier ministre Édouard Philippe va annoncer mardi un moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants prévue le 1er janvier, afin de tenter d'apaiser la crise des "gilets jaunes", ont indiqué des sources gouvernementales à l'AFP.

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