Motions de censure: Abad (LR) ne votera pas celle de la gauche
Damien Abad, vice-président des Républicains et du groupe LR à l'Assemblée nationale, ne votera pas la motion de censure de la...

Motions de censure: Abad (LR) ne votera pas celle de la gauche

Damien Abad, vice-président des Républicains et du groupe LR à l'Assemblée nationale, ne votera pas la motion de censure de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Damien Abad, vice-président des Républicains et du groupe LR à l'Assemblée nationale, ne votera pas la motion de censure de la gauche, a-t-il annoncé sur franceinfo, alors que la question doit être abordée mardi matin lors de la réunion du groupe.

Le député de l'Ain a répondu par la négative à la question de savoir s'il voterait mardi après-midi la motion de censure du gouvernement défendue par les socialistes, les communistes et les Insoumis.

"Non, parce que je n’aime pas la confusion des genres, je n’aime pas les alliances de circonstance, et parce que je crois qu’il ne faut pas mélanger les choses", a-t-il déclaré. "Nous en débattrons ce matin en réunion de groupe, mais je vous le dis dès maintenant, à titre personnel, en tout cas, je ne voterai pas cette motion parce que je n’ai rien en commun avec l’extrême gauche et je crois qu’il faut que les choses soient claires".

"C’est une position que je défendrai au sein du groupe", a-t-il ajouté, estimant que "chacun doit défendre sa motion". "Nous avons déposé cette motion seuls pour justement éviter la confusion des genres, éviter des alliances de circonstances des oppositions".

M. Abad a reconnu "des points de convergence" dans les textes des deux motions, celle de LR et celle de gauche. Mais, a-t-il souligné, "notre opposition de droite ne porte pas les mêmes valeurs que l’opposition de gauche". "Je ne veux pas faire ce cadeau-là à LREM", a-t-il ajouté.

Répondant à la même question sur France Inter, la secrétaire générale des Républicains Annie Genevard a botté en touche, affirmant que "l’essentiel n’est pas là, que nous votions ou pas l’autre motion". "Le fait important c’est que l’ensemble des partis d’opposition ait décidé d’une démarche identique, chacun avec ses mots", a-t-elle poursuivi.

"Nous avons une réunion de groupe ce matin où cette question sera abordée, donc je pense que nous aurons une position de groupe", a encore déclaré la vice-présidente de l'Assemblée.

Le chef de file des députés communistes André Chassaigne s'est pour sa part dit favorable à ce que son groupe, à l'instar de LFI mais à l'inverse du PS, vote la motion de censure LR.

Le Rassemblement National de Marine Le Pen votera les deux motions.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le