Municipales à Grenoble: Eric Piolle (EELV) candidat à sa réélection
Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) s'est officiellement déclaré mardi candidat aux municipales, mettant fin à un faux...

Municipales à Grenoble: Eric Piolle (EELV) candidat à sa réélection

Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) s'est officiellement déclaré mardi candidat aux municipales, mettant fin à un faux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) s'est officiellement déclaré mardi candidat aux municipales, mettant fin à un faux suspense et appelant les forces de "l'arc humaniste" à construire un projet "d'accélération de la transition".

Êtes-vous candidat ? "Oui ! On repart pour une nouvelle aventure", a affirmé Eric Piolle, 46 ans, à plusieurs médias dont l'AFP, arborant un T-shirt noir siglé "Nous avons l'espoir en commun", qui pourrait devenir son slogan de campagne.

Le maire de la capitale des Alpes et de ses plus de 160.000 habitants estime qu'après avoir montré en 2014 que "l'alternance était possible" avec l'arrivée aux manettes de "contre-pouvoirs" avec sa coalition écologiste, extrême gauche (Parti de gauche devenu La France insoumise) et citoyens, le contexte a bien évolué.

"Il y a eu la Cop 21, l'encyclique du Pape sur l'écologie, l'entrée et la sortie du gouvernement de Nicolas Hulot, les marches pour le climat, Trump, Salvini et bien d'autres", a énuméré M. Piolle.

Pour lui, "on est aujourd'hui dans le sens de l'histoire et en 2020, il faut accélérer les transitions" dans les domaines de l'alimentation, de la santé, des mobilités, du logement social.

"J'ai envie de porter cette accélération", souligne celui qui se veut tête de liste. Quant à ses futurs partenaires, Eric Piolle n'en dit mot pour le moment, même si l'idéal serait de réunir toute la gauche à savoir notamment LFI, le PCF, les hamonistes de Génération.s, etc.

"Chacun vit son calendrier mais on construit un projet et du coup la coalition se formera", assure l'élu, qui dit "sentir l'envie d'agir de gens politisés ou non".

M. Piolle entend rassembler un "arc humaniste" autour d'un projet encore à créer dont "la colonne vertébrale" serait "les valeurs de Grenoble". Comprendre: "celles du Conseil National de la Résistance, le féminisme, l'accueil des exilés, la défense des biens communs".

"Les valeurs sont posées, il y aura beaucoup de monde derrière", prédit Eric Piolle, qui espère extraire la "singularité grenobloise" des enjeux nationaux et des logiques de partis. Même si Grenoble, seule grande ville à édile écologiste, sera forcément scrutée.

Interrogé sur ses concurrents déclarés, Eric Piolle ne s’appesantit guère sur Alain Carignon, 70 ans, ancien maire (1983-1995) condamné pour corruption en 1996 : "Il s'est disqualifié et est dans une quête personnelle", estime-t-il, rappelant qu'il "est entré en politique en même temps que Balkany", condamné la semaine dernière pour fraude fiscale. "Dommage que l'espace politique de la droite soit plombé par Carignon".

Quant à Emilie Chalas, la néo-députée LREM de l'Isère tombeuse de Michel Destot (PS, ex maire aussi), "c'est une personne nommée par Paris qui devra assumer le bilan et les discours de Macron". La "culture des +winners-loosers+ d'En Marche fait que certains, même à droite, se sentent plus proches de nous", question de valeurs, analyse M. Piolle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Municipales à Grenoble: Eric Piolle (EELV) candidat à sa réélection
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le