Municipales à Grenoble: Eric Piolle (EELV) candidat à sa réélection
Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) s'est officiellement déclaré mardi candidat aux municipales, mettant fin à un faux...

Municipales à Grenoble: Eric Piolle (EELV) candidat à sa réélection

Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) s'est officiellement déclaré mardi candidat aux municipales, mettant fin à un faux...
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Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) s'est officiellement déclaré mardi candidat aux municipales, mettant fin à un faux suspense et appelant les forces de "l'arc humaniste" à construire un projet "d'accélération de la transition".

Êtes-vous candidat ? "Oui ! On repart pour une nouvelle aventure", a affirmé Eric Piolle, 46 ans, à plusieurs médias dont l'AFP, arborant un T-shirt noir siglé "Nous avons l'espoir en commun", qui pourrait devenir son slogan de campagne.

Le maire de la capitale des Alpes et de ses plus de 160.000 habitants estime qu'après avoir montré en 2014 que "l'alternance était possible" avec l'arrivée aux manettes de "contre-pouvoirs" avec sa coalition écologiste, extrême gauche (Parti de gauche devenu La France insoumise) et citoyens, le contexte a bien évolué.

"Il y a eu la Cop 21, l'encyclique du Pape sur l'écologie, l'entrée et la sortie du gouvernement de Nicolas Hulot, les marches pour le climat, Trump, Salvini et bien d'autres", a énuméré M. Piolle.

Pour lui, "on est aujourd'hui dans le sens de l'histoire et en 2020, il faut accélérer les transitions" dans les domaines de l'alimentation, de la santé, des mobilités, du logement social.

"J'ai envie de porter cette accélération", souligne celui qui se veut tête de liste. Quant à ses futurs partenaires, Eric Piolle n'en dit mot pour le moment, même si l'idéal serait de réunir toute la gauche à savoir notamment LFI, le PCF, les hamonistes de Génération.s, etc.

"Chacun vit son calendrier mais on construit un projet et du coup la coalition se formera", assure l'élu, qui dit "sentir l'envie d'agir de gens politisés ou non".

M. Piolle entend rassembler un "arc humaniste" autour d'un projet encore à créer dont "la colonne vertébrale" serait "les valeurs de Grenoble". Comprendre: "celles du Conseil National de la Résistance, le féminisme, l'accueil des exilés, la défense des biens communs".

"Les valeurs sont posées, il y aura beaucoup de monde derrière", prédit Eric Piolle, qui espère extraire la "singularité grenobloise" des enjeux nationaux et des logiques de partis. Même si Grenoble, seule grande ville à édile écologiste, sera forcément scrutée.

Interrogé sur ses concurrents déclarés, Eric Piolle ne s’appesantit guère sur Alain Carignon, 70 ans, ancien maire (1983-1995) condamné pour corruption en 1996 : "Il s'est disqualifié et est dans une quête personnelle", estime-t-il, rappelant qu'il "est entré en politique en même temps que Balkany", condamné la semaine dernière pour fraude fiscale. "Dommage que l'espace politique de la droite soit plombé par Carignon".

Quant à Emilie Chalas, la néo-députée LREM de l'Isère tombeuse de Michel Destot (PS, ex maire aussi), "c'est une personne nommée par Paris qui devra assumer le bilan et les discours de Macron". La "culture des +winners-loosers+ d'En Marche fait que certains, même à droite, se sentent plus proches de nous", question de valeurs, analyse M. Piolle.

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