Municipales à Lyon: Macron va rencontrer Gérard Collomb et David Kimelfeld
Le président Emmanuel Macron va rencontrer successivement à Lyon le maire Gérard Collomb et le président de la métropole David...

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Le président Emmanuel Macron va rencontrer successivement à Lyon le maire Gérard Collomb et le président de la métropole David Kimelfeld en vue des municipales de mars 2020, a indiqué dimanche l'Élysée.

Profitant de son déplacement à Lyon pour la finale du Mondial de football féminin, le président doit dîner dimanche soir avec son ancien ministre de l'Intérieur, puis prendre le petit-déjeuner lundi matin avec le dauphin de M. Collomb devenu son rival à la métropole, David Kimelfeld.

Une source à la métropole a précisé à l'AFP que le président rencontrerait M. Kimelfeld à la préfecture lundi à 9h45.

Depuis qu'il a quitté le gouvernement avec fracas cet automne pour redevenir maire de Lyon, M. Collomb est pris dans une querelle de succession avec M. Kimelfeld, qui l'a remplacé à la métropole au moment de son départ en 2017.

En vue des prochaines municipales, le maire ne cache pas sa volonté de briguer plutôt la métropole que la mairie de Lyon, puisqu'il ne sera plus possible de cumuler les deux fonctions, mais M. Kimelfeld est déterminé à ne pas céder son poste, qui concentre davantage de pouvoirs.

M. Collomb avait annoncé fin juin au micro du "Grand Rendez-vous" d'Europe 1 qu'il aurait "une discussion directe" avec le chef de l'État au sujet de l'investiture LREM pour les municipales, après avoir déjà rencontré Brigitte Macron mi-juin.

Selon Gérard Collomb, c'est Emmanuel Macron qui choisira pour l'ensemble des grandes villes et pour Lyon. "Je sais qu'in fine les arbitrages sont toujours faits au plus haut niveau", a-t-il insisté dimanche soir au micro de BFMTV.

Dans un entretien à Cnews cette semaine, M. Kimelfeld a indiqué avoir demandé au président d'être reçu avec Gérard Collomb "pour discuter" de l'investiture LREM. Sa requête sera à demi-satisfaite, M. Macron rencontrant les deux hommes séparément.

"Je ne suis pas en guerre, je suis en campagne. Nous portons une vision différente" avec M. Collomb "sans être contradictoires", a-t-il déclaré dimanche à BFMTV, affichant fois sa volonté d'apaisement.

Mi-juin, la République en marche a mis en selle ses 19 premiers candidats aux élections municipales, mais a soigneusement évité de s'avancer sur des cas épineux comme ceux de Paris, Lyon ou Nice.

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