C'est la fin d'un secret de Polichinelle: l'ancien conseiller en communication du président socialiste François Hollande, Gaspard Gantzer, a...
Municipales à Paris: Gaspard Gantzer officialise sa candidature
C'est la fin d'un secret de Polichinelle: l'ancien conseiller en communication du président socialiste François Hollande, Gaspard Gantzer, a...
Par Ambre TOSUNOGLU
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
C'est la fin d'un secret de Polichinelle: l'ancien conseiller en communication du président socialiste François Hollande, Gaspard Gantzer, a ajouté mardi soir son nom à la liste des prétendants à la mairie de Paris en 2020.
"Oui, je suis candidat" et "je veux être le candidat des classes moyennes et même de toutes les familles parisiennes", a-t-il déclaré au Parisien, dans une interview dans laquelle il critique sévèrement la sortante socialiste Anne Hidalgo.
La candidature de M. Gantzer était attendue. Depuis plusieurs mois, cet énarque, ancien conseiller presse de l'ancien maire PS de la capitale Bertrand Delanoë (2001-2014) n'a eu de cesse d'avancer ses pions à coup de tribunes dans la presse. En 2017, il avait brièvement envisagé d'être candidat sous l'étiquette En Marche aux législatives à Rennes, avant de renoncer.
"Chaque année depuis cinq ans, 12.000 Parisiens s'en vont à cause des prix exorbitants de l'immobilier et des loyers", indique ce communicant, estimant que ces départs sont causés parce que "la ville est dégueulasse, de moins en moins sûre, que les transports publics ne fonctionnent pas et en matière de pollution c'est un échec".
La maire de Paris et son équipe ont "trahi l'idéal, et abandonné les classes populaires", estimait récemment auprès de l'AFP M. Gantzer. "Là où le pouvoir en place a le plus déçu, ce sont dans les quartiers populaires", disait-il, citant les "XVIIIe, XIXe et XXe arrondissement, mais aussi le sud de Paris, avec le XIIIe, XIVe et XVe" où "les gens ont le sentiment d'avoir été abandonnés".
Son projet ? "Disparition du périphérique à terme, nouvelle politique du logement, des crèches supplémentaires, propreté, incitation au tri sélectif, modulation de certaines taxes pour les copropriétaires" sont autant de thèmes abordés par le dernier candidat déclaré.
Gaspard Gantzer s'exprime lors d'un meeting à l'occasion du lancement de son mouvement "Parisiennes, Parisiens", le 11 octobre 2018 à Paris
AFP/Archives
Les 34 chefs de file de chaque arrondissement - avec un homme et une femme à chaque fois - seront présentés mercredi soir aux adhérents lors d'une soirée à l'Entrepôt (XIVe). Parmi eux, se trouvent notamment un ancien conseiller de Manuel Valls, José Baghdad, des avocats, enseignant-chercheur, consultant, professeur des écoles ou juriste, selon une liste dont l'AFP a obtenu une copie.
"L'avantage que l'on a par rapport aux autres, c'est qu'on peut tous les choisir", expliquait-il, se targuant de n'avoir "personne à recycler. On n'a pas de sortant ni de déçu à qui on doit offrir une compensation parce qu'ils n'ont pas été servis au tour précédent".
- "Faussement dépolitisée" -
Interrogé par l'AFP sur l'arrondissement dans lequel il serait candidat, M. Gantzer a assuré que cela n'était "pas encore décidé".
Tractations, annonces de candidatures soudaines et rencontres entre opposants avant la publication prochaine de plusieurs sondages sur la bataille de Paris: depuis une semaine, la pré-campagne s'accélère.
M. Gantzer est ainsi le troisième candidat déclaré à l'Hôtel de Ville en une semaine, après l'ancienne Garde des sceaux Rachida Dati (Les Républicains), le secrétaire d'Etat au Numérique Mounir Mahjoubi (La République en Marche) et l'élu de centre-droit Pierre-Yves Bournazel.
"On ne va pas commenter toutes les déclarations de candidature. (...) Nous, on est au travail", a réagi mardi soir l'entourage de la maire de Paris, sollicité par l'AFP.
"Il marche sur les mêmes plates bandes que Benjamin Griveaux ou Pierre-Yves Bournazel", a taclé pour sa part Rémi Féraud, président du groupe PS au conseil de Paris, se disant "surpris" que Gaspard Gantzer "nie à ce point le clivage droite-gauche".
Gaspard Gantzer en meeting à Paris le 12 mars 2019
AFP
"Avec +Parisiennes, Parisiens+, c'est une approche faussement dépolitisée et vraiment de droite", estime l'élu qui prend en exemple le souhait de M. Gantzer d'armer la future police municipale, une option préconisée par une partie de la droite parisienne.
Pour un proche du parti présidentiel LREM, Gaspard Gantzer, "au mieux, ça fera un premier adjoint". "Il tape beaucoup sur Hidalgo donc il joue plutôt la partition LREM."
Au-delà de Paris, le mouvement lancé en juin, et qui revendique 1.500 adhérents, souhaite "présenter une liste dans toutes les communes de la métropole, en commençant par celles limitrophes de la capitale".
"La campagne qu'on va mener sera une campagne métropolitaine, pas parisienne", affirme M. Gantzer, qui souhaite que "le prochain maire de Paris soit le futur maire du Grand Paris".
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez était auditionné par la commission des lois du Sénat pour présenter les contours du projet de loi sur les polices municipales et gardes champêtres, largement inspiré des recommandations d’une mission d’information sur le sujet. Le texte, examiné en séance publique début février, donne des compétences élargies aux policiers municipaux qui pourront dresser des amendes forfaitaires délictuelles, pour certaines infractions comme l’usage de stupéfiants.
Alors que Sébastien Lecornu a finalement recours au 49.3 sur le budget, il devrait sauver sa tête grâce à la non-censure des socialistes, qui revendiquent une série de « victoires pour les Français », comme dit Patrick Kanner, patron des sénateurs PS, même si les socialistes n’ont « pas tout obtenu, loin de là ». Reste à voir si le numéro 1 du PS, Olivier Faure, peut sortir également renforcé de la séquence.
Une délégation de sénateurs LR accompagnait ce mardi le cortège d’agriculteurs venus protester devant le Parlement européen à Strasbourg contre l’accord avec les pays du Mercosur, la veille d’un vote des eurodéputés d’une résolution ayant pour but de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne.
Sébastien Lecornu a annoncé hier le recours au 49-3 pour faire passer le budget à l’Assemblée nationale. Au Sénat, les élus pourraient accepter ne pas faire durer les débats, à condition que le gouvernement reprenne la copie sur les collectivités territoriales sortie de la Chambre haute en décembre.