Municipales: Castaner défend la suppression du « nuançage arbitraire » dans les petites communes
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a défendu lundi la décision de ne plus attribuer de couleur politique aux...

Municipales: Castaner défend la suppression du « nuançage arbitraire » dans les petites communes

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a défendu lundi la décision de ne plus attribuer de couleur politique aux...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a défendu lundi la décision de ne plus attribuer de couleur politique aux candidats sans étiquette dans les petites communes lors des municipales, parlant d'un "nuançage arbitraire par les préfets".

"Il ne s'agit nullement de supprimer les étiquettes politiques. Tous les maires, toutes les équipes municipales qui seront élus pourront dire leur couleur politique. D'ailleurs, quand elles déclarent leur liste, elles peuvent, si elles le souhaitent, déclarer une étiquette politique", a déclaré M. Castaner, lors d'un déplacement à Rennes.

"Ce que je supprime, c'est que dans les communes de moins de 9.000 habitants, les préfets s'arrogent un droit: celui de donner une étiquette politique qui peut ne pas être conforme à celle voulue par les candidats et donc par les futurs maires", a-t-il ajouté. "Le nuançage arbitraire par les préfets (...) a toujours été contesté", a-t-il souligné.

Du Rassemblement national au Parti socialiste, l'opposition est vent debout contre cette décision du gouvernement, à qui elle reproche de vouloir "camoufler" les résultats des municipales de mars.

"Il y a une émotion politique du moment, elle passera (...) On voit bien l'instrumentalisation politique qui en est faite", a répondu M. Castaner, évoquant "de la vaine politique politicienne".

"C'est un choix: j'ai écouté les élus locaux, d'autres écoutent les appareils politiques", a-t-il ajouté.

M. Castaner a adressé un courrier, daté du 7 janvier, au président de l'Association des maires ruraux pour l'informer que les préfets n'attribueraient plus de nuance politique aux candidats dans les communes de moins de 9.000 habitants, pour les élections municipales de mars.

Le "nuançage" consiste à attribuer une couleur politique aux candidats ayant déposé une liste "sans étiquette", par exemple "divers droite", "divers gauche", "centriste"... Une pratique contestée par nombre d'élus qui ne se retrouvent pas dans les nuances qui leur sont accolées. Il était jusqu'à présent pratiqué dans les communes de plus de 1.000 habitants.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le