Municipales : « Rachida Dati n’a pas la crédibilité pour avoir un projet pour l’ensemble des Parisiens » déclare Philippe Dominati
La guerre est ouverte chez Les Républicains à l’approche des municipales, alors que la candidate investie Rachida Dati divise et que les tensions au sein du parti sont ravivées.

Municipales : « Rachida Dati n’a pas la crédibilité pour avoir un projet pour l’ensemble des Parisiens » déclare Philippe Dominati

La guerre est ouverte chez Les Républicains à l’approche des municipales, alors que la candidate investie Rachida Dati divise et que les tensions au sein du parti sont ravivées.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les Républicains ont dévoilé leur liste officielle de candidats par arrondissement mercredi, liste réalisée avec de nombreuses difficultés à trois mois des municipales. Les tensions persistent au sein du groupe parisien, et les anciens ennemis essayent de faire front ensemble pour repartir à l’assaut de la capitale. Ce qui n’est pas si simple.

« Il n’y a pas de haine et de division, il y a des différences » estime le sénateur affilié LR Philippe Dominati.  « En réalité, il y a un parti politique qui ne se préoccupe pas de Paris qui s'appelle Les Républicains. Le but n'est pas d'avoir un projet pour les Parisiens, le but c'est de sauver quelques arrondissements » tacle-t-il.

LR « fait semblant de s’intéresser »

« Les Républicains ont l'ambition de sauver deux trois scalps ici ou là puis point final. Rachida Dati n'a pas l'autorité ou la crédibilité pour avoir un projet pour l'ensemble des Parisiens et en réalité ça crée un trouble à droite » poursuit le sénateur, particulièrement critique envers le parti.

En outre des tensions internes, il vise aussi le président des Républicains, Christian Jacob, qui n’a pas eu de projet à grande échelle pour la ville de Paris. « Il n’a consulté personne » déplore-t-il, et « il n'a pas consacré 10 minutes avec des élus parisiens ».

Philippe Dominati tire à boulets rouges sur une campagne municipale qui n’a pas été préparée et qui manque d’ambition. « Les Républicains n’ont même pas discuté avec leurs alliés. Ils sont entre eux, dans un petit microcosme où ils essayent de faire semblant de s'intéresser à un sujet. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Municipales : « Rachida Dati n’a pas la crédibilité pour avoir un projet pour l’ensemble des Parisiens » déclare Philippe Dominati
2min

Politique

Violences urbaines : « La République n'est plus tenue, ni sur le plan social, ni sur le plan économique, budgétaire ou démocratique », tacle Patrick Kanner

Interrogé par Public Sénat sur les violences urbaines du 17 octobre, Patrick Kanner dresse un constat sévère du bilan du gouvernement, tout en ciblant les propos « outranciers » de La France insoumise. À la veille d'une réunion à Matignon avec le Premier ministre, le patron des sénateurs socialistes indique que les représentants du PS proposeront « un agenda pour sortir de la crise ».

Le

Municipales : « Rachida Dati n’a pas la crédibilité pour avoir un projet pour l’ensemble des Parisiens » déclare Philippe Dominati
2min

Politique

Maintien de l’ordre : Laurent Nuñez prêt à reprendre les propositions du Sénat 

Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat sur la stratégie de la France face aux velléités impérialistes des Etats-Unis au Vénézuéla et demain au Groenland, Sébastien Lecornu a rappelé que le prochain débat au Parlement sur le sujet permettra d’aborder la question de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.

Le

Municipales : « Rachida Dati n’a pas la crédibilité pour avoir un projet pour l’ensemble des Parisiens » déclare Philippe Dominati
5min

Politique

Violences du 17 octobre : Sébastien Lecornu accuse LFI de porter « une atteinte très grave à l’État de droit »

Lors des questions au gouvernement, le sénateur Claude Malhuret a livré une charge virulente contre Jean-Luc Mélenchon et sa stratégie politique, qu’il accuse de « tout conflictualiser » pour favoriser une confrontation entre les deux extrêmes à la présidentielle. Le Premier ministre lui a répondu pour partager son constat sur la menace de l’ultragauche, qu’il accuse de porter atteinte à l’indépendance de la justice et aux institutions.

Le