Municipales : Ronan Dantec lance un appel « à tous les élus » de gauche
Au micro de « Sénat 360 », Ronan Dantec, sénateur écologiste de Loire-Atlantique, qui a voté contre le discours de politique générale d’Édouard Philippe, lance, avec d’autres sénateurs, « un appel au rassemblement de tous les élus qui se retrouvent sur le climat, les fractures territoriales et les enjeux sociaux » 

Municipales : Ronan Dantec lance un appel « à tous les élus » de gauche

Au micro de « Sénat 360 », Ronan Dantec, sénateur écologiste de Loire-Atlantique, qui a voté contre le discours de politique générale d’Édouard Philippe, lance, avec d’autres sénateurs, « un appel au rassemblement de tous les élus qui se retrouvent sur le climat, les fractures territoriales et les enjeux sociaux » 
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après l’avoir fait à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe a prononcé son discours de politique générale (remanié) devant les sénateurs. Ronan Dantec, sénateur écologiste de Loire-Atlantique, fait partie des trois sénateurs RDSE à avoir voté contre. « Je n’ai pas eu de réponses à mes principales priorités politiques » explique-t-il. Et notamment concernant les questions écologiques : « A ce stade, il faut que le gouvernement nous dise où l’on trouve les investissements nécessaires pour cette transition (…) J’aurais aimé qu’Édouard Philippe dise « nous allons nous mobiliser pour que la banque européenne d’investissements mette sur la table les 1000 milliards nécessaires à la transition en Europe et en France (…) Il n’y a rien eu sur l’accompagnement des collectivités territoriales sur la transition énergétique et climatique (…) Je suis resté sur ma faim. »

Et il ajoute : « Je crois qu’il y a une contradiction dans ce gouvernement entre l’écologie et l’orthodoxie financière. Edouard Philippe a été très clair sur le fait que l’équilibre des comptes était sa priorité. »

Ronan Dantec annonce qu’il lance « avec d’autres sénateurs, écologistes, socialistes, de génération.s, divers gauches, un appel au rassemblement de tous les élus qui se retrouvent sur ces priorités : le climat, les fractures territoriales, les enjeux sociaux » : « Pour qu’ils se retrouvent sur les territoires. Non pas par les appareils nationaux, qui ont beaucoup de mal à dialoguer, nous l’avons vu ces derniers mois. Mais par les territoires. Je pense que les municipales, ça doit permettre d’amener une nouvelle génération, notamment de jeunes qui sont complètement convaincus de ces enjeux, de ces urgences environnementales et d’exigences sociales. »

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le