Municipales/Perpignan: visite gouvernementale de soutien au candidat LREM face au RN
La ministre du Travail Muriel Pénicaud et la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ont apporté vendredi à Perpignan leur...

Municipales/Perpignan: visite gouvernementale de soutien au candidat LREM face au RN

La ministre du Travail Muriel Pénicaud et la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ont apporté vendredi à Perpignan leur...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre du Travail Muriel Pénicaud et la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ont apporté vendredi à Perpignan leur soutien au candidat LREM aux municipales, notamment confronté à l'ambition du RN de conquérir cette ville avec Louis Aliot.

A l'appel des syndicats, deux manifestations ont émaillé la venue de la délégation gouvernementale, qui a été huée à son arrivée à la préfecture pour y tenir un "débat citoyen" sur la politique gouvernementale.

"On vient sur les sujets d'apprentissage et de formation, mais aussi pour soutenir Romain Grau", a déclaré Mme Penicaud lors d'un point de presse après la visite dans la matinée du centre de formation d'apprentis de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat à Rivesaltes, près de Perpignan.

"Perpignan souffre, mais a des atouts, et il faut donner des moyens aux Perpignanais d'avoir un développement économique, des moyens efficaces de lutter contre le chômage, d'avoir une ville plus apaisée", a-t-elle ajouté.

"Évidemment il y a des enjeux particuliers, politiques, à la veille des élections municipales dans ce territoire, nous venons soutenir un candidat ici contre le Front national (sic)", a fait écho Mme Ndiaye.

"Il y a un taux de chômage ici supérieur à la moyenne nationale, beaucoup de difficultés économiques, donc il faut qu'on mette notre énergie, et les présences gouvernementales permettent parfois d'accélérer des choses", a-t-elle relevé.

Avec ses 122.000 habitants, Perpignan est la plus grande ville que le Rassemblement national espère prendre aux prochaines municipales. Le député des Pyrénées-Orientales et ex-compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, 50 ans, s'y présente sans étiquette face à une droite et une gauche divisée.

"Au moment où j’accueille républicainement dans ma circonscription @murielpenicaud et @SibethNdiaye, les chiffres du chômage grimpent dans le 66 : +0,7%...Quel symbole d’échec pour ce gouvernement! Mais cette visite est d’abord électorale au chevet du candidat @enmarchefr!", a réagi M. Aliot dans un tweet.

Présent lors du point de presse, le candidat LREM, camarade de promotion du président Emmanuel Macron à l'ENA, est un ancien adjoint du maire sortant LR Jean-Marc Pujol, candidat à sa réélection.

A droite, un autre ex-adjoint, Olivier Amiel, trésorier départemental des Républicains, est aussi dans la course, face, à gauche, à une liste rassemblant Verts, socialistes et radicaux de gauche, et une autre réunissant LFI, PCF et NPA.

A l'arrivée à la préfecture de Mmes Penicaud et Ndiaye, un face à face a opposé quelques centaines de manifestants, dont des "gilets jaunes", aux forces de l'ordre leur barrant l'accès au bâtiment. "Stoppons Macron et sa mafia" proclamait une banderole.

"Moi ça me gêne un peu que l'exécutif national puisse soutenir politiquement un candidat aux municipales. On est aussi là bien évidemment dans le cadre de la poursuite du mouvement des retraites", a affirmé à l'AFP Pascal Mathieu, de la CGT des Pyrénées-Orientales.

"LREM ayant des difficultés pour les municipales, ce n'est pas un hasard s'ils envoient des représentants du gouvernement", relevait Christopher Pereira, enseignant et militant Sud Éducation, qui participait dans la matinée à un premier rassemblement d'une quarantaine de protestataires.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le