Non-cumul des mandats : « Revenir sur ce sujet, ce serait contre la demande des citoyens » prévient François Patriat
François Patriat, Président du groupe La République En Marche au Sénat, est l’invité de Territoire Sénat ce matin. Le sénateur s’exprime sur le grand débat national, la loi Alimentation et le non-cumul des mandats.

Non-cumul des mandats : « Revenir sur ce sujet, ce serait contre la demande des citoyens » prévient François Patriat

François Patriat, Président du groupe La République En Marche au Sénat, est l’invité de Territoire Sénat ce matin. Le sénateur s’exprime sur le grand débat national, la loi Alimentation et le non-cumul des mandats.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Pour François Patriat, la situation du Président est difficile : « Quand il ne s’exprime pas, il ignore le peuple et, quand il mouille la chemise, il accapare le débat. » Pour lui, le Président fait montre d’une « connaissance des dossiers qui a surpris tout le monde. » Le sénateur observe « un président brillant » qui « irrite son opposition. »

Sur le grand débat, François Patriat déclare que, parmi les contributions, ne seront traitées « que celles qui sont dans les 4 thèmes [vie quotidienne, fiscalité, démocratie, services publics]. » Ainsi, « on peut proposer sur la fiscalité », mais pas sur le retour de l’ISF. À titre personnel, il n’est « pas favorable à son rétablissement. »

Sur la loi Alimentation, « le Président a entendu le monde agricole quand il veut vivre de ses produits. » L’objectif est que « le prix du coût soit retrouvé dans le prix de vente. » Pour François Patriat, « la démarche est la bonne » et « le comité de suivi du Sénat a toutes ses raisons d’être. »

François Patriat ne souhaite pas revenir sur le non-cumul des mandats. D’ailleurs, il pense que « personne ne reviendra dessus. » Il rappelle que l’on peut déjà cumuler les fonctions, tant que l’on n’est pas maire ni président d’exécutif. Il déclare : « Dire qu’on est déconnecté parce qu’on n’est pas maire ou président, ce n’est pas vrai. »

Il va plus loin, considérant que « revenir sur ce sujet, ce serait contre la demande des citoyens. » Pour François Patriat, « ils ne sont pas opposés au cumul des mandats, mais des indemnités. » Sur la proposition de Marc Fesneau, d’assouplir la loi pour les maires des « petites communes », le sénateur propose le seuil de 2 500 habitants. Mais il insiste : « Je ne crois pas que ce retour en arrière serait positif. »

Une position aux antipodes de celle qu’il tenait en 2013, lorsque la loi sur le non-cumul était en discussion au Sénat (voir notre article à l’époque).

Sur la sortie du grand débat, il « ne connaît pas ce que fera le gouvernement. » Les deux solutions possibles sont « des textes de lois symboliques » ou « un référendum à l’automne. » Il a le sentiment que « le gouvernement n’a pas choisi » et se déclare en faveur du référendum. À nouveau, il écarte certains sujets comme l’ISF ou les 80km/h, qui devront être évalués.

Pour François Patriat, « le couple Matignon - Élysée fonctionne parfaitement bien. » Il ne constate pas de « ministres à l’index, dont les électeurs demandent la démission. » Il entend des critiques, mais « personne pour mettre au pilori tel ou tel ministre. » Il conclut : « Les ministres sont moins connus qu’avant mais ils travaillent avec excellence. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Non-cumul des mandats : « Revenir sur ce sujet, ce serait contre la demande des citoyens » prévient François Patriat
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le