Un violent incendie à l'origine encore inconnue ravageait lundi soir la cathédrale Notre-Dame de Paris et dévorait la toiture du bâtiment.
Notre-Dame de Paris ravagée par un incendie, émotion internationale
Un violent incendie à l'origine encore inconnue ravageait lundi soir la cathédrale Notre-Dame de Paris et dévorait la toiture du bâtiment.
Par Sofia BOUDERBALA, Simon VALMARY, Camille BOUISSOU
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Un violent incendie à l'origine encore inconnue ravageait lundi soir la cathédrale Notre-Dame de Paris et dévorait la toiture du bâtiment.
L'emblématique flèche de la cathédrale s'est effondrée, suscitant une vague d'émotion internationale et poussant Emmanuel Macron à reporter son allocution télévisée post-grand débat.
Le président, qui se rendait sur place accompagné du Premier ministre Édouard Philippe, a dit dans un tweet, partager l'"émotion de toute une nation". Au-delà des frontières, plusieurs responsables étrangers ont aussi fait part de leur émotion, Donald Trump évoquant des "images terribles à voir" et Angela Merkel "un symbole de la France et de notre culture européenne".
Selon des journalistes de l'AFP, l'épaisse fumée aux teintes jaunâtres qui se dégageait de l'édifice était moins dense vers 20h30, mais badauds et touristes se pressaient toujours aux alentours du périmètre de sécurité établi par les secours.
"Je n'arrive pas à y croire, j'ai envie de pleurer, tout le toit brûle", a déclaré à l'AFP Nathalie, 50 ans, une Française expatriée à Londres.
Une partie de l'île de la cité a été évacuée, dont les urgences de l'hôtel-Dieu, voisin de la cathédrale, a expliqué un médecin sur place.
Notre-Dame de Paris
AFP
L'incendie, qui s'est propagée extrêmement rapidement, a pris dans les combles de la cathédrale, ont indiqué les pompiers, évoquant "un feu difficile". Il semble être parti au niveau d'échafaudages installés sur le toit de l'édifice, construit entre le XIIe et le XIVe siècle.
"Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", a indiqué à l'AFP André Finot, le porte-parole de Notre-Dame. Selon lui, le feu s'est déclaré aux alentours de 18H50.
"Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", a-t-il ajouté, "les objets sacrés sont préservés dans la sacristie, normalement il n'y a pas de risque que des choses soient brûlées".
"Un haut-lieu de la foi catholique est en train de brûler", a déploré auprès de l'AFP le porte-parole des évêques de France.
"Mes collègues vont sans doute privilégier d'aller à l'intérieur mais le but est de ne pas perdre des hommes", a indiqué à l'AFP un pompier. Il existe aussi la possibilité d'"utiliser des grandes échelles avec des bras élévateurs articulés, avec une nacelle au bout", a-t-il ajouté.
Une jeune femme en larmes devant Notre Dame en flammes, à Paris le 15 avril 2019
AFP
Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête sur les causes d'un sinistre qui a semé la stupeur dans la capitale.
Le long des quais et sur les ponts qui mènent à l'île de la cité, une foule de badauds est arrêtée et prend des photos, de l'immense panache de fumée.
"Notre Dame is on fire?!" ("Notre Dame est en feu ?") interroge incrédule une touriste japonaise. "J'espère que c'est pas un attentat", ajoute quelqu'un d'autre en français.
- 12 millions de touristes -
Notre-Dame de Paris en feu, le 15 avril 2019
AFP
Le chef de l’État qui devait dévoiler à 20H00 ses mesures de synthèse du grand débat national a décidé de reporter son allocution télévisée à une date qui n'a pas été précisée, a-t-on appris de l’Élysée.
En 2017, 12 millions de touristes ont visité ce bijou de l'architecture gothique, situé au cœur de la capitale française. D'importants travaux y ont lieu depuis plusieurs mois, notamment pour nettoyer l'édifice, noirci par la pollution.
Très prisée des touristes, cette cathédrale, qui est aussi un sanctuaire marial élevé au rang de basilique, continue d'assurer ses fonctions d'édifice religieux: cinq offices y sont célébrés quotidiennement, et sept les dimanches. Avec les fêtes et célébrations exceptionnelles, ce sont plus de 2.000 offices qui résonnent chaque année sous ses voûtes.
La flèche de la cathédrale, dressée sur les quatre piliers du transept, était un des symboles de la capitale française.
Les touristes d'outre-Atlantique sont notamment particulièrement attachés à Quasimodo et aux autres personnages -- immortalisés par le cinéma et la comédie musicale -- sortis de l'imaginaire de Victor Hugo, dont le roman "Notre-Dame de Paris" (1831) a amplifié le mouvement en faveur de la restauration de la cathédrale au XIXe siècle.
Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.
Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.
Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ».
Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.
Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.