« Nous allons réexaminer les niches fiscales des entreprises » indique Olivier Dussopt
Alors que le gouvernement va devoir trouver 17 milliards d’euros pour financer les annonces d’Emmanuel Macron sur le pouvoir d’achat, Olivier Dussopt explique que c’est du côté des « niches fiscales des entreprises » qu’il va falloir chercher.

« Nous allons réexaminer les niches fiscales des entreprises » indique Olivier Dussopt

Alors que le gouvernement va devoir trouver 17 milliards d’euros pour financer les annonces d’Emmanuel Macron sur le pouvoir d’achat, Olivier Dussopt explique que c’est du côté des « niches fiscales des entreprises » qu’il va falloir chercher.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Baisse de l’impôt sur le revenu pour 15 millions de foyers fiscaux dès le 1er janvier 2020, réindexation des petites retraites de moins de 2000 euros, pensions de retraite minimum à 1000 euros… Les annonces d’Emmanuel Macron sur le pouvoir d’achat coûteront 17 milliards d’euros a annoncé, ce matin, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Une facture qui prend en compte les 10 milliards d’euros consentis en fin d’année dernière par le gouvernement, afin de répondre à la colère des Gilets jaunes, comme la revalorisation du SMIC et la défiscalisation des heures supplémentaires, entrées en vigueur en janvier 2019.

Peu avant les questions d’actualité au Sénat, le secrétaire d’État auprès du ministre des comptes publics, Olivier Dussopt s’est voulu optimiste sur le financement de ces mesures. « Les 10 milliards d’euros annoncés au mois de décembre sont déjà financés. Nous avons intégré ces 10 milliards de mesures d’urgence (…) dans le programme de stabilité ».

En ce qui concerne les 7 milliards restants, qui correspondent aux mesures annoncées par le chef de l’État jeudi dernier, Olivier Dussopt évoque tout d’abord « un programme d’économie sur la dépense publique ». « Par ailleurs, nous allons réexaminer et réévaluer les niches fiscales dont bénéficient les entreprises ». « Il y a une quarantaine de milliards d’euros de niches fiscales. Certaines sont essentielles comme le CICE ou le crédit d’impôt recherche. D’autres peuvent être réexaminées ». Olivier Dussopt assure par ailleurs que le gouvernement « ne touchera pas aux niches fiscales des ménages »

Lundi, au Sénat, le rapporteur général (LR) de la commission des finances, Albéric de Montgolfier, s’est montré particulièrement inquiet quant à la trajectoire budgétaire du gouvernement qui, selon lui, « s’écarte significativement des règles budgétaires européennes ». À cette inquiétude, Olivier Dussopt répond que l’exécutif « a toujours les mêmes objectifs », à savoir « une baisse de la dépense publique de 9 points de PIB » et une baisse du taux de prélèvement obligatoire sur les entreprises et les ménages.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

« Nous allons réexaminer les niches fiscales des entreprises » indique Olivier Dussopt
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le