Nouveaux rassemblements de « gilets jaunes », des dépôts pétroliers bloqués
Plusieurs rassemblements de "gilets jaunes", qui souhaitent pérenniser leur mouvement contre la hausse des taxes contre les carburants,...

Nouveaux rassemblements de « gilets jaunes », des dépôts pétroliers bloqués

Plusieurs rassemblements de "gilets jaunes", qui souhaitent pérenniser leur mouvement contre la hausse des taxes contre les carburants,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Plusieurs rassemblements de "gilets jaunes", qui souhaitent pérenniser leur mouvement contre la hausse des taxes contre les carburants, perturbaient à nouveau lundi matin la circulation automobile et des dépôts de carburants, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Opérations escargots, blocages et barrages filtrants, dont certains ont été maintenus dans la nuit, persistaient au niveau de péages, autoroutes, périphériques pour la troisième journée consécutive de mobilisation, marquée par les premiers blocages de dépôts pétroliers.

"Deux dépôts sont bloqués, à Vern près de Rennes et Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône), où l'accès n'est pas disponible", a indiqué le groupe Total à l'AFP, précisant que les raffineries n'étaient pas touchées pour le moment.

Près du dépôt de Lespinasse au nord de Toulouse, Sébastien, technicien aéronautique de 21 ans, est resté mobilisé toute la nuit: "C'était important de rester cette nuit, on a rien obtenu".

Le Premier ministre Edouard Philippe a dit dimanche vouloir maintenir "le cap" en dépit de la "colère" et la "souffrance" des manifestants.

"Nous aussi on tient le cap et ça va durer ! ", a lancé Kevin Dujardin, sur un barrage à Calais, où des barrages filtrants étaient organisés sur l'A16, entraînant des ralentissements sur plusieurs kilomètres.

Edouard Philippe dimanche 18 novembre 2018 sur France 2
Edouard Philippe dimanche 18 novembre 2018 sur France 2
AFP

"Je gagne 500 euros comment voulez-vous que je vive avec ça ? Avec ce que je gagne je peux me permettre qu'un repas par jour", affirme Jean-Luc, ouvrier de 57 ans.

"Le mouvement n'est pas exceptionnel" et "n'a évidemment pas la même ampleur que samedi", a estimé sur CNews le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, rappelant que les consignes pour les forces de l'ordre étaient d'"intervenir à chaque fois que des axes structurants sont bloqués ou qu'il y a des violences".

Plusieurs incidents ont à nouveau émaillé la nuit. A Calais, un automobiliste anglais et un chauffeur routier australien ont été placés en garde à vue après avoir touché des manifestants en forçant des barrages.

A Saint-Dizier (Haute-Marne), le conducteur d'un camion a été interpellé par les gendarmes, également après avoir blessé un "gilet jaune", transporté à l'hôpital.

En Auvergne-Rhône-Alpes, des gilets jaunes se sont positionnés au péage de Limas sur l'A6 au niveau de Villefranche-sur-Saône, créant plusieurs kilomètres de bouchons, selon la préfecture du Rhône. L'accès à l'A6 était également perturbé au sud de Chalon-sur-Saône par la présence de gilets jaunes, selon la préfecture de Saône-et-Loire.

Dans le Sud-Est, plusieurs barrages, parfois totalement bloquants sont installés sur l'A7, à Orange, Avignon ou encore Bollène.

Le péage Nîmes-Ouest a subi des dégradations à hauteur de "plusieurs milliers d'euros" suite à la mobilisation des gilets jaunes samedi, a appris l'AFP auprès de la préfecture.

Samedi, près de 290.000 personnes avaient manifesté sur 2.034 sites. De nouveaux rassemblements ont eu lieu dimanche sur quelque 150 sites, selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

A l'initiative de cette grogne, des membres de la société civile se sont mobilisés contre la hausse du prix des carburants avant que les motifs de grief ne s'élargissent à une dénonciation plus globale de la politique du gouvernement en matière de taxation et à la baisse du pouvoir d'achat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le