Nouvelle version de la taxe carbone: « très mauvaise idée » pour Royal
L'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal a rejeté jeudi sur RTL une nouvelle version de la taxe carbone telle que proposée...

Nouvelle version de la taxe carbone: « très mauvaise idée » pour Royal

L'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal a rejeté jeudi sur RTL une nouvelle version de la taxe carbone telle que proposée...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal a rejeté jeudi sur RTL une nouvelle version de la taxe carbone telle que proposée par le Conseil d'analyse économique (CAE), qui prévoit notamment une redistribution intégrale pour les plus modestes.

"C'est une très mauvaise idée. Je pense que l'écologie ne doit pas être synonyme d'impôts supplémentaires, sinon les citoyens vont se détourner de l'écologie", a tranché l'ambassadrice pour les pôles Arctique et Antarctique.

Les économistes du CAE, autorité placée sous la houlette du Premier ministre, ont estimé mercredi qu'il convenait de "poursuivre la hausse de la contribution climat-énergie (CCE)", c'est-à-dire la taxe carbone, tout en "élargissant l'assiette de la taxe pour que les ménages ne soient pas les seuls à faire des efforts".

Ils proposent en outre de "redistribuer l'intégralité des nouvelles recettes de la taxe carbone supportée par les ménages avec des transferts décroissants avec les revenus et prenant en compte les disparités géographiques".

"Il faut arrêter cette hystérie fiscale", a jugé Ségolène Royal." Pour lutter contre le réchauffement climatique il faut utiliser moins de pétrole, donc si vous taxez les gens qui n'ont pas les moyens de s'acheter des voitures propres (à hydrogène, au biocarburant…), vous les prenez une nouvelle fois en otages".

"En quoi cette taxation ferait reculer l'utilisation du pétrole ? Des beaux esprits qui ne sont pas au contact du terrain nous inventent une nouvelle fois des tours de passe-passe fiscaux et on sait très bien que ça ne marche jamais de prendre aux uns pour donner aux autres car entre les deux on ne sait pas où passe l'argent. Ceux qui ressortent ce genre de propositions n'ont rien compris à la question du réchauffement climatique", a-t-elle encore dit.

La hausse de la taxe carbone, prévue dès 2014, avait été suspendue puis annulée pour 2019 sous la pression du mouvement des "gilets jaunes", mais le gouvernement est resté flou pour 2020 et au-delà, renvoyant au grand débat.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
3min

Politique

Violences du 17 octobre : Sébastien Lecornu reconnaît les failles du renseignement et promet « un dispositif massif » samedi prochain

Devant les députés ce mercredi, le Premier ministre a reconnu un manque d'anticipation de la part des services de renseignement sur l’ampleur des manifestations du 17 octobre. Il a, en revanche, réfuté toute instrumentalisation des services à des fins politiques contre LFI, ainsi que le laisse entendre des témoignages recueillis par Mediapart.

Le

Nouvelle version de la taxe carbone: « très mauvaise idée » pour Royal
5min

Politique

Après les violences urbaines et les pillages du 17 octobre, « le président de la République n'a apporté aucune solution, aucun cap », déplore Hervé Marseille

Au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste au Sénat, constate avec sévérité l’impuissance et l’inertie du gouvernement face aux violences du week-end. S’il réfute toute volonté de pourrissement du mouvement de la part de l’exécutif, il estime cependant que les revendications portées depuis plus d’un mois par les lycéens ont été laissées « en jachère », dans un contexte social d’autant plus tendu que les crises s’enchaînent.

Le

Sebastion Lecornu press conference in Merignac
5min

Politique

 « Défaut de renseignement », « sous-estimation » de la colère sociale, « stratégie de pourrissement » : le gouvernement a-t-il failli samedi dernier ?  

Face aux pillages et dégradations lors des manifestations de ce samedi 17 octobre, le gouvernement est vivement critiqué pour sa doctrine de maintien de l’ordre. Alors que circulaient depuis plus d’un mois des appels à manifester ce samedi 17 octobre et que les lycéens et étudiants sont dans la rue depuis trois semaines, le gouvernement semble avoir sous-estimé la colère et les débordements possibles ce samedi.

Le