Nucléaire : Pompili plaide pour la fermeture de six réacteurs en plus de Fessenheim
La députée Barbara Pompili estime qu’il faudrait fermer au moins six réacteurs nucléaires dans les dix prochaines années, en plus des deux que compte la centrale de Fessenheim, afin de respecter les objectifs de la loi de Transition énergétique de 2015.

Nucléaire : Pompili plaide pour la fermeture de six réacteurs en plus de Fessenheim

La députée Barbara Pompili estime qu’il faudrait fermer au moins six réacteurs nucléaires dans les dix prochaines années, en plus des deux que compte la centrale de Fessenheim, afin de respecter les objectifs de la loi de Transition énergétique de 2015.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron devrait enfin dévoiler ses intentions cette semaine sur la future PPE, la programmation pluriannuelle de l'énergie. Que se passerait-il si le président de la République n’annonçait pas de fermeture de centrales nucléaires ? « Si on veut arriver aux objectifs qu’on s’est nous-mêmes fixés, c’est-à-dire 50% de nucléaire d’ici 2025 ou 2035 (contre 75%, actuellement, NDLR)  – je suis prête à accepter 2035 – il faut le faire progressivement et donc fermer des réacteurs avant la fin de la programmation pluriannuelle de l’énergie, c’est-à-dire d’ici 10 ans », répond la députée LREM, Barbara Pompili.

L’écologiste appelle à être déterminé en matière de réduction du nucléaire dans le mix énergétique national. Dans le cadre de la future PPE conclue pour les dix prochaines années, « je dis qu’il faut en fermer six, plus Fessenheim », insiste-t-elle. Soit un total de huit, car la doyenne des centrales nucléaires compte deux réacteurs.

Pour l’ancienne députée écologiste, cette décision permettrait de développer les énergies renouvelables. Elle se montre aussi extrêmement prudente sur le développement de nouveaux réacteurs nucléaires de nouvelle génération, les EPR. « Qu’ils réussissent déjà à faire fonctionner celui de Flamanville et après on verra », indique la présidente de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire à l’Assemblée nationale, en réponse à EDF qui aimerait poursuivre le déploiement de cette nouvelle technologie. Pour Barbara Pompili, il est avant question de sûreté nucléaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le