Obsèques de l’autonomiste corse Edmond Simeoni
Plusieurs centaines de personnes dont de nombreux élus ont assisté vendredi aux obsèques d'Edmond Simeoni, figure de l...

Obsèques de l’autonomiste corse Edmond Simeoni

Plusieurs centaines de personnes dont de nombreux élus ont assisté vendredi aux obsèques d'Edmond Simeoni, figure de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Plusieurs centaines de personnes dont de nombreux élus ont assisté vendredi aux obsèques d'Edmond Simeoni, figure de l'autonomisme corse, dans le village de Lozzi en Haute-Corse.

Edmond Simeoni, 84 ans, père de Gilles Simeoni, l'actuel président du Conseil exécutif de Corse, est mort vendredi à l'hôpital d'Ajaccio. Plusieurs centaines de personnes ont assisté à l'office religieux à l'intérieur et à l'extérieur de la petite église du village, drapeau Corse à la main, comme souhaité dans l'avis de décès.

Après avoir étouffé quelques sanglots, Gilles Simeoni a confié en langue corse les derniers mots de son père.

"Dites a tous et à toutes, compagnons de lutte, hommes et femmes, plus jeunes et plus vieux, à tous ceux qui ont fait la route avec moi, combien j'ai été fier d'être à leurs côtés. Je pars tranquille, car je sais que nos idées ont déjà gagné, notre pays se fera".

Face à l'assistance, Gilles Simeoni a ensuite ajouté : "Je te fais la promesse que l'on va faire ce pays". Il a ensuite remercié en français "les représentants de l'Etat, ceux qui sont venus de loin, celles et ceux qui ne partageaient pas les idées de mon père mais qui sont nombreux ici".

Outre la famille, Gilles Simeoni entouré de ses fils, de son frère Marc et de son oncle Max, frère d'Edmond Simeoni et ancien député européen, des élus et représentants de l'Etat on fait le déplacement.

La préfète de Corse Josiane Chevalier a assisté aux obsèques, ainsi que le président de l'assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, et les membres de l'exécutif local, le maire de Bastia Pierre Savelli, des élus de droite et de gauche et les trois députés nationalistes. Les députés DVG François Pupponi et non-inscrit Jean Lassalle ont également fait le voyage. Emmanuel Macron a adressé un courrier à la famille.

A la fin de la cérémonie, les chanteurs ont entonné le chant corse Dio vi salvi regina. Le corps doit être incinéré à Bastia dans l'intimité.

Partager cet article

Dans la même thématique

Obsèques de l’autonomiste corse Edmond Simeoni
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Obsèques de l’autonomiste corse Edmond Simeoni
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le