Offensive turque: Macron, Merkel et Johnson vont prochainement rencontrer Erdogan
Emmanuel Macron a annoncé vendredi une "initiative commune" avec Angela Merkel et Boris Johnson pour rencontrer "prochainement"...

Offensive turque: Macron, Merkel et Johnson vont prochainement rencontrer Erdogan

Emmanuel Macron a annoncé vendredi une "initiative commune" avec Angela Merkel et Boris Johnson pour rencontrer "prochainement"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a annoncé vendredi une "initiative commune" avec Angela Merkel et Boris Johnson pour rencontrer "prochainement" le président turc Recep Tayyip Erdogan sur l'offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie.

A l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, le président français a précisé qu'il prévoyait avec la chancelière allemande et le Premier ministre britannique de "voir" dans "les prochaines semaines" le président Erdogan, "sans doute à Londres".

La rencontre se déroulera en marge du sommet de l'Otan organisé les 3 et 4 décembre près de Londres, a précisé l'entourage du chef de l'Etat.

"Il est important que nous puissions nous réunir et nous coordonner", notamment pour voir comment "ramener la Turquie à des positions plus raisonnables", a-t-il ajouté, plus d'une semaine après le début de l'offensive turque contre les Kurdes dans le nord-est de la Syrie.

Pour Emmanuel Macron, "ce qui se passe" dans le nord de la Syrie est "une faute lourde de l'Occident et de l'Otan dans la région", qui interroge sur "le fonctionnement" de l'Alliance atlantique, dont la Turquie est l'un des membres.

"Cela affaiblit durablement notre crédibilité", a-t-il ajouté.

Car "je ne peux que constater que ceux qui sortent gagnants, par la loi du plus fort, ce sont la Turquie, la Russie et l'Iran", a-t-il dit.

Estimant que "le Proche et le Moyen-Orient est une région stratégique et de voisinage pour l'Europe", "nous devons y rebâtir une autonomie stratégique et capacitaire de l'Europe", a-t-il estimé. Car "nous ne pouvons plus être les partenaires minoritaires d'autres, même si ce sont nos alliés", a-t-il ajouté, faisant allusion aux Etats-Unis.

Emmanuel Macron a par ailleurs indiqué avoir, la semaine dernière, "découvert par tweet que les Etats-Unis d'Amérique décidaient de retirer leurs troupes et de libérer la zone, comme tout le monde".

Cette annonce a été faite par Donald Trump par un tweet, qui a précédé celle du lancement de l'offensive de la Turquie contre les forces kurdes présentes dans le nord-est de la Syrie.

"C'est une folie de faire ce que les Turcs font depuis plusieurs jours", a dénoncé Emmanuel Macron, pointant "la complicité" d'Ankara en cas de résurgence du groupe Etat islamique dans la région.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le