Bruno Retailleau et Olivier Marleix refusent de donner un blanc-seing au Président
Dans une tribune au Figaro, les présidents du groupe LR au Sénat et à l’Assemblée nationale motivent leur refus d’un accord politique avec l’exécutif. Après l’appel d’Emmanuel Macron aux oppositions pour se positionner sur son programme, les parlementaires LR disent vouloir juger sur pièces, « texte par texte » et s’imposer comme « une opposition d’intérêt général ».

Bruno Retailleau et Olivier Marleix refusent de donner un blanc-seing au Président

Dans une tribune au Figaro, les présidents du groupe LR au Sénat et à l’Assemblée nationale motivent leur refus d’un accord politique avec l’exécutif. Après l’appel d’Emmanuel Macron aux oppositions pour se positionner sur son programme, les parlementaires LR disent vouloir juger sur pièces, « texte par texte » et s’imposer comme « une opposition d’intérêt général ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Jusqu’où êtes-vous prêts à aller ? » La question d’Emmanuel Macron adressée aux oppositions a fait couler beaucoup d’encre. Alors que le président de la République compte désormais une majorité relative à l’Assemblée nationale, des accords seront indispensables pour faire la loi. Dans une courte allocution, le chef de l’Etat a donc appelé l’opposition à clarifier leur position vis-à-vis de l’exécutif.

Les présidents des groupes LR de l’Assemblée nationale et du Sénat lui répondent dans une tribune au Figaro. Olivier Marleix et Bruno Retailleau clairement : « Nous ne serons pas la roue de secours d’un macronisme en perte de vitesse ».

Lire aussi. On vous explique pourquoi la droite sénatoriale apparaît comme l’une des grandes gagnantes des législatives

« Ni docile, ni stérile », ils assurent que la droite parlementaire s’imposera comme « une opposition d’intérêt général ». Olivier Marleix et Bruno Retailleau affirment ainsi qu’ils ne seront pas dans une posture de blocage mais qu’ils jugeront sur pièces, « texte par texte ».

Ils expliquent par ailleurs que la droite ne saurait abandonner son rôle d’opposition au risque de présenter « le lepénisme et le mélenchonisme comme seules voies d’alternance possibles au macronisme ».

Olivier Marleix et Bruno Retailleau soulignent, dans cette tribune, ce qui les sépare de la majorité présidentielle. Ils fustigent la stratégie du « quoi qu’il en coûte », « alors qu’aujourd’hui la hausse des taux d’intérêt se traduit par une charge supplémentaire de 84 milliards d’euros par an ».

A leur tour, les présidents des groupes LR de l’Assemblée nationale et du Sénat appellent Emmanuel Macron à clarifier sa ligne. « Saura-t-il enfin respecter le Parlement, abandonner son projet de conseil national de la refondation qui affaiblirait la légitimité de parlementaires dont il réclame aujourd’hui le soutien ? », interrogent-ils. Et d’affirmer que désormais, « la balle est dans le camp du président, non dans le nôtre ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Emergency closed-door meeting political party leaders organised by Macron
3min

Politique

Présidentielle 2027 : les Écologistes reportent l'heure du choix à décembre, Marine Tondelier toujours en lice

Réunis en conseil fédéral, les Écologistes ont adopté, selon le résultat communiqué lundi 21 septembre, à 69,44 %, une motion actant un vote des adhérents en décembre sur leur stratégie présidentielle. D’ici là, Marine Tondelier reste la candidate du parti, tandis que la direction ouvre des négociations avec les autres forces de gauche.

Le

Blois: Olivier Faure closes the Socialist Party s Summer University
7min

Politique

Glucksmann qualifié de « stagiaire » par Ségolène Royal : la primaire est-elle une machine à perdre ?

La campagne de la primaire PS/Place Publique a à peine commencé, et déjà le piège de la division apparaît. Ségolène Royal a usé d’un qualificatif peu amène à l’encontre du favori, Raphaël Glucksmann. Elle a été rappelée à l’ordre par la commission d’organisation de la primaire. C’est toute la dualité de ce processus de sélection « censé lancer une dynamique » d’un camp tout en « maximisant les divisions », note Pierre-Nicolas Baudot, politiste, spécialiste de la gauche.

Le

Bruno Retailleau et Olivier Marleix refusent de donner un blanc-seing au Président
9min

Politique

« Faire la transition vers une IA durable constitue un impératif environnemental, mais peut aussi devenir un facteur de compétitivité pour la France », selon un rapport du Sénat

Consacré à l’empreinte environnementale de l’IA et dans la continuité des travaux de 2020 de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat publie ce lundi 21 septembre les conclusions de son rapport présenté par les rapporteurs Guillaume Chevrollier (LR), Damien Michallet (LR) et Simon Uzenat (PS).

Le