Paris: Buzyn « déçue » par la politique d’Hidalgo
La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s'est dite "déçue" dimanche de la "politique" de la maire de Paris Anne...

Paris: Buzyn « déçue » par la politique d’Hidalgo

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s'est dite "déçue" dimanche de la "politique" de la maire de Paris Anne...
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La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s'est dite "déçue" dimanche de la "politique" de la maire de Paris Anne Hidalgo, "très tournée" selon elle vers "le tourisme" et les "festivités", au détriment des habitants de la capitale.

"Je ne peux pas dire que j'ai été totalement satisfaite des réformes menées à Paris par la maire actuelle", a lancé la ministre, interrogée sur ses intentions de vote aux municipales de 2020 lors du Grand rendez-vous Europe 1-Les Echos-Cnews.

"J'ai élevé des enfants à Paris, j'ai trouvé qu'on a beaucoup fait de Paris une ville festive, une ville pour touristes, et franchement quand vous êtes parents, que vous travaillez et que vous vivez avec des enfants à Paris, il n'y a pas grand chose qui est fait", a jugé Mme Buzyn.

"Beaucoup de choses sont faites pour faire briller la ville, c'est très bien" mais "il y a aussi des Parisiens qui y habitent et habiter à Paris aujourd'hui c'est très compliqué notamment quand vous avez des enfants", a-t-elle martelé, citant les problèmes de "transports en général", la difficulté de "faire faire des activités aux enfants le mercredi" ou encore de "trouver des gardes".

Interrogée sur les mesures d'Anne Hidalgo pour réduire la pollution automobile, la ministre a reconnu que c'était "évidemment favorable". Mais "encore faut-il être certain que cela a vraiment abouti", a-t-elle ajouté, citant les "rapports" mettant "en doute la qualité de l'air du fait des embouteillages créés par (la piétonnisation des) voies sur berges".

"En tous les cas, moi j'ai été déçue quelque part de cette politique que j'ai trouvé très tournée vers le tourisme, l'accueil et les festivités", a insisté la ministre, qui votera en 2020 "pour le candidat de la République en marche, puisque" elle est "désormais membre de ce mouvement".

Alors que six candidats, dont Benjamin Griveaux, s'affrontent pour l'investiture LREM, la ministre a indiqué souhaiter "que le meilleur gagne".

Dans une tribune au JDD publiée samedi, quatre d'entre eux, Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton, ont réclamé "une consultation citoyenne" plutôt qu'une désignation "précipitée" par une commission début juillet.

Interrogée sur ses propres ambitions politiques, Mme Buzyn, "pas candidate aux municipales", a assuré vouloir "faire (ses) preuves en réformant" avant de "peut-être" se présenter "devant les électeurs".

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