Paris: Buzyn « déçue » par la politique d’Hidalgo
La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s'est dite "déçue" dimanche de la "politique" de la maire de Paris Anne...

Paris: Buzyn « déçue » par la politique d’Hidalgo

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s'est dite "déçue" dimanche de la "politique" de la maire de Paris Anne...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s'est dite "déçue" dimanche de la "politique" de la maire de Paris Anne Hidalgo, "très tournée" selon elle vers "le tourisme" et les "festivités", au détriment des habitants de la capitale.

"Je ne peux pas dire que j'ai été totalement satisfaite des réformes menées à Paris par la maire actuelle", a lancé la ministre, interrogée sur ses intentions de vote aux municipales de 2020 lors du Grand rendez-vous Europe 1-Les Echos-Cnews.

"J'ai élevé des enfants à Paris, j'ai trouvé qu'on a beaucoup fait de Paris une ville festive, une ville pour touristes, et franchement quand vous êtes parents, que vous travaillez et que vous vivez avec des enfants à Paris, il n'y a pas grand chose qui est fait", a jugé Mme Buzyn.

"Beaucoup de choses sont faites pour faire briller la ville, c'est très bien" mais "il y a aussi des Parisiens qui y habitent et habiter à Paris aujourd'hui c'est très compliqué notamment quand vous avez des enfants", a-t-elle martelé, citant les problèmes de "transports en général", la difficulté de "faire faire des activités aux enfants le mercredi" ou encore de "trouver des gardes".

Interrogée sur les mesures d'Anne Hidalgo pour réduire la pollution automobile, la ministre a reconnu que c'était "évidemment favorable". Mais "encore faut-il être certain que cela a vraiment abouti", a-t-elle ajouté, citant les "rapports" mettant "en doute la qualité de l'air du fait des embouteillages créés par (la piétonnisation des) voies sur berges".

"En tous les cas, moi j'ai été déçue quelque part de cette politique que j'ai trouvé très tournée vers le tourisme, l'accueil et les festivités", a insisté la ministre, qui votera en 2020 "pour le candidat de la République en marche, puisque" elle est "désormais membre de ce mouvement".

Alors que six candidats, dont Benjamin Griveaux, s'affrontent pour l'investiture LREM, la ministre a indiqué souhaiter "que le meilleur gagne".

Dans une tribune au JDD publiée samedi, quatre d'entre eux, Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton, ont réclamé "une consultation citoyenne" plutôt qu'une désignation "précipitée" par une commission début juillet.

Interrogée sur ses propres ambitions politiques, Mme Buzyn, "pas candidate aux municipales", a assuré vouloir "faire (ses) preuves en réformant" avant de "peut-être" se présenter "devant les électeurs".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le