Parité en politique: Schiappa veut « multiplier par 5 » les amendes
La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, veut "multiplier par cinq (les) pénalités" infligées aux partis...

Parité en politique: Schiappa veut « multiplier par 5 » les amendes

La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, veut "multiplier par cinq (les) pénalités" infligées aux partis...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, veut "multiplier par cinq (les) pénalités" infligées aux partis qui ne respectent pas la parité aux élections législatives, indique-t-elle dans un entretien publié lundi soir par Le Figaro.

Si "la situation s'est améliorée", note Mme Schiappa, "le problème est que des partis politiques préfèrent encore payer des amendes". "Je propose donc qu'on multiplie par cinq ces pénalités, qu'elles soient réellement dissuasives", ajoute-t-elle.

La loi du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes avait déjà doublé les pénalités imposées aux partis en cas de candidatures non-paritaires aux élections législatives.

Les Républicains ont ainsi écopé d'une amende de 1,79 million d'euros en 2018 pour avoir présenté 278 candidats et seulement 182 candidates lors des législatives de l'année précédente.

Évoquant le projet de loi pour l'émancipation économique des femmes, annoncé vendredi par Emmanuel Macron à la veille du G7, Mme Schiappa indique que ce texte "devrait aboutir en 2020 et fera l'objet d'une grande concertation".

Préparée avec le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, cette loi devra notamment "faciliter" le "parcours (des femmes) vers le travail", par exemple celles "qui reprennent une activité après une période dédiée à la maternité" et qui "pâtissent d'un trou de plusieurs années dans leur CV", relève-t-elle.

La secrétaire d'État juge par ailleurs "très inquiétant" le recul du nombre des femmes exerçant dans les métiers de l'innovation.

"Leur nombre baisse fortement" selon des études, or "un pays ne peut se priver de la moitié des innovations potentielles! C'est une question de performance, pas seulement de justice", estime Mme Schiappa, qui va "confier une mission à Chiara Corazza", directrice générale du Forum des femmes.

La secrétaire d'État en "attend des préconisations efficaces pour améliorer la place des femmes dans les métiers d'avenir comme les datas, les sciences ou l'ingénierie". "Nous travaillons également à la création d'un fonds dédié aux innovations portées par des femmes", ajoute-t-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Parité en politique: Schiappa veut « multiplier par 5 » les amendes
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le