Pas d’objet nazi à l’Assemblée nationale, assure son président
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a affirmé jeudi "qu'aucun objet ou emblème" nazi n'est conservé par...

Pas d’objet nazi à l’Assemblée nationale, assure son président

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a affirmé jeudi "qu'aucun objet ou emblème" nazi n'est conservé par...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a affirmé jeudi "qu'aucun objet ou emblème" nazi n'est conservé par l'institution, après les révélations sur un buste d'Hitler conservé au Sénat.

Ce buste ainsi qu'un drapeau à croix gammée, legs de l'occupation allemande, se trouvent dans les caves de la chambre haute, comme l'a révélé le quotidien Le Monde. Le président du Sénat Gérard Larcher a dit mercredi en ignorer l'existence.

Le député LR de la Manche Philippe Gosselin a aussitôt écrit à M. Ferrand, lui demandant "si les archives de l'Assemblée nationale possèdent de tels objets, datant de ces temps funestes".

"Vérification faite, je peux vous affirmer qu'aucun objet ou emblème de cette nature ne figure dans les collections de l'Assemblée nationale, ni au sein du service de la Bibliothèque et des Archives, ni dans les réserves du service des Affaires immobilières et du Patrimoine", lui a répondu jeudi le titulaire du perchoir, dans un courrier transmis à l'AFP.

"Quelques archives administratives, en revanche, permettent de savoir ce qui s'est passé au Palais Bourbon sous l'Occupation, comme le tournage d'un film de propagande ou le procès de jeunes résistants qui furent ensuite fusillés au Mont-Valérien", précise M. Ferrand.

Il souligne avoir "autorisé le tournage d'un documentaire sur les années noires au Palais Bourbon, qui doit être diffusé cet automne sur LCP". "Comme vous, je veux enseigner l'horreur du nazisme", ajoute M. Ferrand à l'adresse de M. Gosselin.

Les bâtiments du Palais Bourbon ont été occupés pendant la Seconde guerre mondiale notamment par une partie de l’administration du "Gross-Paris", par l'état-major de la Luftwaffe (armée de l'air allemande) et par le service de la question juive.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pas d’objet nazi à l’Assemblée nationale, assure son président
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le