Pas de « consensus scientifique » actuellement sur le masque pour tous, affirme Ndiaye
Le gouvernement prendra la décision d'étendre le port du masque de protection à toute la population s'il y a "un consensus scientifique" sur l'intérêt de cette mesure face au coronavirus, a affirmé jeudi sa porte-parole, Sibeth Ndiaye, en soulignant que ce n'est pas le cas actuellement

Pas de « consensus scientifique » actuellement sur le masque pour tous, affirme Ndiaye

Le gouvernement prendra la décision d'étendre le port du masque de protection à toute la population s'il y a "un consensus scientifique" sur l'intérêt de cette mesure face au coronavirus, a affirmé jeudi sa porte-parole, Sibeth Ndiaye, en soulignant que ce n'est pas le cas actuellement
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement prendra la décision d'étendre le port du masque de protection à toute la population s'il y a "un consensus scientifique" sur l'intérêt de cette mesure face au coronavirus, a affirmé jeudi sa porte-parole, Sibeth Ndiaye, en soulignant que ce n'est pas le cas actuellement.

"Nous prendrons une décision pour l'éventuelle extension du port du masque dans toute la population dès lors que nous pourrons la bâtir sur un consensus scientifique, un rationnel scientifique et sanitaire", a-t-elle déclaré sur France Info.

"Il n'y a pas aujourd'hui de consensus scientifique en la matière", a-t-elle martelé, soulignant que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "ne recommande pas le port du masque dans la population de manière générale".

"Alors que nous réfléchissons aux stratégies que nous mettrons en oeuvre lorsqu'il faudra lever le confinement, cela fait partie des options que nous examinons", a précisé la porte-parole.

Le gouvernement est très critiqué sur la gestion des masques, dont plusieurs maires de grandes villes ont déjà imposé le port par tous dans leur commune ou s'apprêtent à le faire.

"La crise n'est pas derrière nous", "nous sommes encore au coeur de cette épidémie", a par ailleurs affirmé Mme Ndiaye, refusant d'anticiper sur les décisions que le président Emmanuel Macron pourrait annoncer lundi lors de son intervention télévisée.

La capacité de la France à pratiquer des tests de dépistage "a beaucoup augmenté", a-t-elle par ailleurs souligné.

"Pour ce qui est des tests qui permettent de détecter la maladie, les tests PCR, nous avons fortement augmenté notre capacité à tester (...) Nous avons réalisé la semaine dernière 22.000 tests par jour", "nous allons encore augmenter cette capacité pour arriver à 50.000 tests par jour", a-t-elle indiqué.

Interrogée sur le traçage numérique des habitants pour limiter la propagation du virus, elle a souligné que le gouvernement était dans "une phase exploratoire" sur le sujet.

"L'application que nous envisageons ne peut être que sur la base du volontariat, d'une anonymisation des données et d'une conservation vraiment temporaire des données, le temps que cela soit utile au suivi épidémiologique", a-t-elle souligné.

"On est bien dans une phase exploratoire, avant d'en décider éventuellement du développement à la suite d'un débat public", a ajouté la porte-parole.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pas de « consensus scientifique » actuellement sur le masque pour tous, affirme Ndiaye
3min

Politique

Logement : « Quand on est un criminel, on ne doit pas bénéficier d’un logement social » estime Vincent Jeanbrun

Invité de notre matinale, le ministre du Logement n’a pas nié les difficultés d’un secteur en crise, et mise en réponse sur un « plan de relance. » Concernant le logement social, Vincent Jeanbrun défend toujours la fin du « logement social à vie » et l’expulsion de locataires condamnés pour des faits « particulièrement graves. »

Le

proc ok
3min

Politique

Quentin Deranque a été frappé par au « moins six individus », pas d’interpellation à ce stade, précise le procureur

« Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranque, ont été jetés au sol, frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deroc », a précisé le procureur de Lyon, lors d’une conférence de presse. Selon l’avancée de l’enquête, il ne confirme pas que les agresseurs sont liés à la mouvance antifasciste. Les agresseurs étaient « masqués, cagoulés ».

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
5min

Politique

Municipales : la parité empêche-t-elle des candidats de composer des listes dans les petites communes ?

Alors que certains candidats aux municipales font de l’obligation de parité des listes dans les villes de moins de 1 000 habitants une difficulté pour présenter des listes, élus locaux et chercheurs tempèrent cet effet. De réels problèmes se posent en termes de crise des vocations, et l’obligation de constituer des listes avec l’abandon du panachage constitue par ailleurs un véritable frein aux candidatures.

Le