Passe sanitaire : « Il y a un problème de confiance dans notre pays », s’inquiète Philippe Bas
Pour le rapporteur LR du projet de loi relatif à la crise sanitaire, le rôle du Sénat, dans un contexte de rebond épidémique, est de veiller à ce que les mesures mises en place soient proportionnelles tout en n’étant pas non plus en dessous des exigences d’efficacité.

Passe sanitaire : « Il y a un problème de confiance dans notre pays », s’inquiète Philippe Bas

Pour le rapporteur LR du projet de loi relatif à la crise sanitaire, le rôle du Sénat, dans un contexte de rebond épidémique, est de veiller à ce que les mesures mises en place soient proportionnelles tout en n’étant pas non plus en dessous des exigences d’efficacité.
Public Sénat

Par Elise Leberre

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Interrogé sur les sujets du passe sanitaire et de la vaccination obligatoire, sujets qui, sans surprise, se sont taillés la part du lion lors des questions d’actualité au gouvernement ce mercredi après-midi, le sénateur LR Philippe Bas a estimé qu’il existait aujourd’hui « un problème de confiance dans notre pays ». Il explique cette confiance rompue du fait qu’ « il y a quelques semaines, on annonçait […] que c’était la sortie de la crise sanitaire et que chacun allait pouvoir retrouver une vie normale […] et quelques semaines après on constate qu’on est obligés de donner un coup de frein très puissant à une épidémie qui a redémarré »

« Notre rôle au Sénat est de faire en sorte que les règles soient claires : elles ne le sont pas »

Le sénateur a exprimé son souhait de voir rétablie cette confiance : « Ma préoccupation, c’est de contribuer à rétablir cette confiance qui est rompue du fait que les messages qui sont donnés aux Français varient du tout au tout en l’espace de quelques semaines […]. C’est la 4ème fois qu’on se trouve dans une situation qui justifie des mesures qui restreignent fortement les libertés, et notre rôle à nous au Sénat est de faire en sorte que ces restrictions soient strictement proportionnées aux nécessités d’une part, et d’autre part que les règles soient claires : elles ne le sont pas ».

Le sénateur qui est rapporteur du projet de loi relatif à la crise sanitaire, souhaite que « le texte […] sorte du Sénat beaucoup plus clair qu’il n’y entrera ».

Des questions toujours en suspens

Plusieurs interrogations persistent selon lui, à savoir : « Est-ce qu’on peut aller dans une galerie marchande, dans un hypermarché ? Est-ce qu’on peut demander une carte d’identité à quelqu’un qui produit son passe sanitaire ? Si on a une contre-indication médicale, pouvons-nous quand même bénéficier du passe sanitaire ? »

Et le sénateur de conclure : « Nous ne sommes même pas certains que ces restrictions seront efficaces à plein régime ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le

Logo du Parti socialiste illustration
4min

Politique

Présidentielle : comment fonctionne la primaire du PS ?

Les socialistes et plusieurs formations satellites organisent une primaire en octobre pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Les sympathisants de gauche qui n’appartiennent à aucun des partis organisateurs devront s’acquitter d’un tarif de 15 ou 10 euros, en fonction de leurs revenus, pour pouvoir voter. Explications.

Le