Passeport sanitaire européen : « Trop tôt pour le mettre en œuvre », selon Franck Riester
Le ministre chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité donne des arguments en faveur du projet de passeport vert numérique imaginé par la Commission européenne. Mais il estime que son lancement ne peut pas avoir lieu dans l’immédiat, étant donné le faible accès à la vaccination contre le covid-19.

Passeport sanitaire européen : « Trop tôt pour le mettre en œuvre », selon Franck Riester

Le ministre chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité donne des arguments en faveur du projet de passeport vert numérique imaginé par la Commission européenne. Mais il estime que son lancement ne peut pas avoir lieu dans l’immédiat, étant donné le faible accès à la vaccination contre le covid-19.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La question devrait sans doute diviser les Etats membres de l’Union européenne. La Commission européenne va présenter ce mois-ci un projet de « passeport vert » numérique, permettant d’attester la vaccination d’un voyageur contre le covid-19, ou la présence d’un test négatif. L’idée étant de faciliter la circulation sur le continent. Côté français, Franck Riester, ministre chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, juge l’initiative bienvenue, même si les modalités restent encore à écrire. « C’est une idée à regarder de près […] Il reste beaucoup de travail, ça va prendre du temps », a-t-il réagi ce 1er mars, dans Audition publique, émission diffusée sur les chaînes parlementaires, en partenariat avec Le Figaro Live.

Ce certificat médical a notamment été abordé lors du Conseil européen du vendredi 26 février. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, estime que la proposition législative d’un « Digital Green Pass » devrait « permettre graduellement aux Européens de se déplacer en sécurité au sein de l’UE ou en dehors, pour le travail ou du tourisme ». Le passeport pourrait également indiquer si une personne « peut être considérée comme immunisée en raison de sa situation sanitaire, de la présence d’anticorps », selon la Commission.

« On n’est que dans la première phase de vaccination »

S’agissant des déplacements entre les différents Etats membres, voire avec l’extérieur de l’Union, Franck Riester y voit une utilité concrète. « C’est un outil qui permet, peut-être, de faciliter les échanges le moment venu, mais on n’est pas encore du tout à ce niveau de mise en œuvre », a-t-il développé. Pour lui, il ne faut « pas exclure des outils qui permettent de faciliter les échanges ». Le ministre rappelle qu’il y a un autre dossier « sur la table » : celui du « passe sanitaire », évoqué par Emmanuel Macron en vue de la réouverture des restaurants et lieux culturels.

Dans un cas, comme dans l’autre, les deux ne devraient pas arriver de sitôt dans le quotidien des Français. « Il est bien sûr trop tôt pour les mettre en œuvre, puisqu’on n’est que dans la première phase de vaccination. Pour autant, c’est bien de les travailler », a considéré le ministre du Commerce extérieur. Franck Riester a d’ailleurs reconnu que le « passe sanitaire » posait un certain nombre d’enjeux, en termes de libertés ou encore de confidentialité des données médicales. Ce dossier doit être travaillé « à la fois juridiquement, politiquement et techniquement », selon lui.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le