Patrick Kanner : « Si on veut faire une sorte de feu d’artifice de réformes pour éviter que l’opposition ne s’organise, c’est une erreur »
Au micro de Sénat 360, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, et Catherine Procaccia, sénatrice (LR) du Val-de-Marne, ont réagi aux propos d’Emmanuel Macron, sur le rythme des réformes qu’il comptait poursuivre

Patrick Kanner : « Si on veut faire une sorte de feu d’artifice de réformes pour éviter que l’opposition ne s’organise, c’est une erreur »

Au micro de Sénat 360, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, et Catherine Procaccia, sénatrice (LR) du Val-de-Marne, ont réagi aux propos d’Emmanuel Macron, sur le rythme des réformes qu’il comptait poursuivre
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Depuis l’Inde, Emmanuel Macron a dit que le rythme des réformes ne faiblirait pas. Ce qui n’est pas du goût du président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner : « La France n’est pas une start-up. Il faut la respecter, y compris dans ses institutions. Et aujourd’hui, on a l’impression que le Président, avec le Premier ministre, veulent aller, vite, très vite. Peut-être même trop vite (…) Il y a parfois beaucoup d’annonces et le risque, c’est que finalement il y ait une sorte de confusion dans l’esprit des Français. Le rouleau compresseur (…) est une chose, le respect de la réforme constructive et en profondeur, dans notre pays, c’est autre chose ».

Et d’ajouter : « L’opposition, dans un pays comme le nôtre, mérite d’être entendue, d’être écoutée. Si on veut faire une sorte de feu d’artifice de réformes pour éviter que l’opposition ne s’organise, et bien c’est une erreur ».

De son côté, Catherine Procaccia, sénatrice (LR) du Val-de-Marne, n’est pas plus tendre : « Ce que fait Emmanuel Macron (…), c’est de la publicité ;  quand ce n’est pas du matraquage publicitaire. Il annonce plein de choses. L’important ce n’est pas de les annoncer, c’est de les faire. »

Catherine Procaccia (LR) : « Ce que fait Emmanuel Macron (…), c’est de la publicité ; quand ce n’est pas du matraquage publicitaire.»
00:39

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le