Pédophilie : « L’Eglise devra faire face à ses responsabilités », déclare Marc Fesneau
A la veille de la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église présidée par Jean-Marc Sauvé, le ministre des Relations avec le Parlement estime que les conclusions appelleront « certainement » à une réaction du gouvernement.

Pédophilie : « L’Eglise devra faire face à ses responsabilités », déclare Marc Fesneau

A la veille de la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église présidée par Jean-Marc Sauvé, le ministre des Relations avec le Parlement estime que les conclusions appelleront « certainement » à une réaction du gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Après deux ans et demi d’enquête, Jean-Marc Sauvé s’apprête à rendre ses conclusions, ce mardi 5 octobre. La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église qu’il préside va rendre un décompte terrifiant sur le phénomène : son rapport ferait état de 3 000 pédocriminels dans l’Eglise catholique depuis 1950. Invité de l’émission Audition publique (Public Sénat / LCP / Le Figaro Live), le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a indiqué que le gouvernement allait « certainement réagir ».

« Il me semble qu’il faut regarder d’abord ce qu’ils vont dire. Après le gouvernement prendra évidemment ses responsabilités, ou la majorité, et pas seulement la majorité, parce qu’il me semble que c’est une affaire qui dépasse largement les clivages », a complété cette figure du MoDem. Selon lui, « Il était temps qu’on fasse le clair sur cette question-là » et « l’Eglise devra faire face à ses responsabilités ».

En 2018, le Sénat avait refusé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la pédophilie dans l’Eglise, telle que l’a demandée le groupe socialiste (relire notre article). « Je pense que c’est une occasion manquée, on peut le regretter à l’époque », a témoigné Marc Fesneau. Tout en précisant : « Mais tout le monde a esquivé depuis 40 ou 50 ans […] Ça n’est pas en 2018 qu’on a découvert qu’il y avait des questionnements sur ces sujets-là ».

A l’époque, la commission des lois du Sénat avait indiqué que la demande était irrecevable juridiquement. Une mission d’information, sur un périmètre couvrant toutes les structures collectives susceptibles d’accueillir des mineurs, s’était néanmoins constituée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pédophilie : « L’Eglise devra faire face à ses responsabilités », déclare Marc Fesneau
3min

Politique

Emmanuel Grégoire affirme qu’Emmanuel Macron est intervenu dans le retrait de la liste Knafo à Paris : « Quand vous perdez pied, vous dites n'importe quoi », répond Rachida Dati

Le socialiste accuse le chef de l’État d’avoir agi en sous-main pour obtenir le retrait de la liste de la candidate d’extrême droite, ce qui devrait favoriser Rachida Dati à l’approche du second tour de l’élection municipale à Paris. Au micro de Public Sénat, Rachida Dati accuse son adversaire de mener une campagne « outrancière, insultante, caricaturale ».

Le

kanner ok 3
12min

Politique

« Ces accords ne nous grandissent pas » : Patrick Kanner « dubitatif » face aux alliances PS/LFI pour les municipales

Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.

Le