« Peine », « Chagrin », l’émotion cachée du dernier discours du Président Giscard
C’est la dernière allocution télévisée du Président Giscard, décédé le 2 décembre dernier à l’âge de 94 ans. Le fameux « au revoir » prononcé avec emphase en mai 1981 est à l’image de la déception -et la promesse d’un retour possible- du candidat battu. Mais on le sait peu le président avait rédigé plusieurs versions de ce discours comme l’attestent les archives montrées dans le documentaire réalisé par Pierre Bonte-Joseph « 1974, l’alternance Giscard ».

« Peine », « Chagrin », l’émotion cachée du dernier discours du Président Giscard

C’est la dernière allocution télévisée du Président Giscard, décédé le 2 décembre dernier à l’âge de 94 ans. Le fameux « au revoir » prononcé avec emphase en mai 1981 est à l’image de la déception -et la promesse d’un retour possible- du candidat battu. Mais on le sait peu le président avait rédigé plusieurs versions de ce discours comme l’attestent les archives montrées dans le documentaire réalisé par Pierre Bonte-Joseph « 1974, l’alternance Giscard ».
Public Sénat

Par Violaine Bokufa

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Pour sa dernière allocution face aux Français, Valéry Giscard d’Estaing tient à faire ses adieux avec un discours plein d’émotion. Des tournures de phrases et un ton comme autant de signes d’un homme blessé. Tout au long de son discours, Valéry Giscard d’Estaing énumère toutes les actions effectuées lors de son mandat. Un discours de 7 minutes 30 qui se termine par un gros plan sur le visage d’un homme aux yeux humides et un long silence. Un silence qui apparaît comme le désir de profiter encore un instant de sa fonction.

« Peine », « Chagrin », l’émotion cachée du dernier discours du Président Giscard.
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Un discours minutieusement préparé

Si le discours de Valéry Giscard d’Estaing paraît concis et presque spontané, il a en réalité été entièrement rédigé puis corrigé plusieurs fois. On dénombre deux manuscrits, et six tapuscrits corrigés. Dans une première version il continue d’appeler François Mitterrand, « mon adversaire », avant de se reprendre et d’écrire finalement « C’est pour cela que j’accueillerai moi-même François Mitterrand à l’Élysée ». Pour le conservateur Sébastien Studer en charge des archives présidentielles aux Archives nationales : « Très clairement l'homme, déçu, blessé perce derrière le chef de l'État ».

 

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