Peltier appelle à la « fronde des territoires » contre les « taxes Macron »
Guillaume Peltier, vice-président des Républicains, qui participera samedi à Romorantin au mouvement des "gilets jaunes" pour...

Peltier appelle à la « fronde des territoires » contre les « taxes Macron »

Guillaume Peltier, vice-président des Républicains, qui participera samedi à Romorantin au mouvement des "gilets jaunes" pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Guillaume Peltier, vice-président des Républicains, qui participera samedi à Romorantin au mouvement des "gilets jaunes" pour protester contre la hausse du prix des carburants, a appelé mardi à une "fronde des territoires" contre les "taxes Macron" et sa "politique de casse sociale".

"Je suis très heureux de voir aujourd'hui que les Français prennent leur destin en main parce que ce ne sont pas les syndicalistes professionnels qui défileront dans toute la France samedi prochain, c'est le peuple de France, ce sont les Français des provinces et des territoires qui n'en peuvent plus d'être milieu de cordée et donc premier de corvée", s'est félicité sur Cnews le député du Loir-et-Cher.

Faut-il monter sur l'Élysée comme le souhaitent certains "gilets jaunes" ? "Chacun fera comme il l'entend", a répondu M. Peltier, qui, tout en étant opposé au blocage des routes, souhaite que "de toute la France des provinces et des territoires monte cette immense clameur, cette fronde des territoires qui dira à Emmanuel Macron: votre politique de casse sociale, de casse territoriale, ça suffit!".

Le député du Loir-et-Cher a rappelé le demande des Républicains: "Nous sommes tous unis à droite, que ce soit Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, Christian Jacob, nous voulons la suppression des taxes Macron sur le carburant votées depuis 2017".

Il a aussi maintenu sa proposition, faite avec le député LR de l'Ain Damien Abad, d'un chèque carburant de 100 euros distribué à "13 millions de Français de province" qui n'ont "pas accès aux transports en commun", proposition qui ne fait pas l'unanimité dans son camp, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau y étant notamment opposé.

"Il y a un débat à droite, très sain dans la perspective de 2022", a reconnu M. Peltier.

Cette mobilisation "dépasse très largement le problème des carburants aujourd'hui, ce qui est en cause c'est le ras-le-bol fiscal. Ce mouvement spontané qui vient des réseaux sociaux, qui vient de la base, il exprime aujourd'hui cette colère fiscale que ressentent de plus en plus de Français" a également estimé sur RTL le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui sera présent samedi dans le mouvement à Nice.

"C'est un mouvement qui traduit l'incapacité de Macron à comprendre les Français, à comprendre leur vie quotidienne", a encore accusé M. Ciotti.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le