Perquisitions: « Je ne regrette rien », dit Mélenchon après sa vive réaction
Le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a assuré mercredi ne rien regretter de sa vive réaction aux multiples...

Perquisitions: « Je ne regrette rien », dit Mélenchon après sa vive réaction

Le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a assuré mercredi ne rien regretter de sa vive réaction aux multiples...
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Le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a assuré mercredi ne rien regretter de sa vive réaction aux multiples perquisitions qui l'ont visé lui et son mouvement la veille, dénonçant toujours une "volonté d'intimidation".

"Non, je ne regrette rien, a répondu au micro de BFM TV le député de Marseille. On m'interdit d'entrer dans le siège de mon propre mouvement et c'est moi qui vais regretter?"

"On nous perquisitionne comme si on était une bande de voleurs dans tout le pays, c'est pas normal, donc j'ai le droit de le dire, j'ai le droit de me fâcher", a-t-il expliqué.

La France insoumise et le domicile de Jean-Luc Mélenchon ont été perquisitionnés mardi matin dans le cadre d'enquêtes préliminaires sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de l'ex-candidat, qui a dénoncé une "énorme opération de police politique", le jour du remaniement.

"Je respecte la justice mais je suis obligé de dire, nous ne sommes pas dans une procédure normale", a accusé le chef de file de LFI selon lequel "la procédure légale n'a pas été respectée, les deux dirigeants du mouvement n'ont pas pu entrer".

Interrogé sur sa possible mise en examen, M. Mélenchon a répondu: "Je ne sais pas, peut-être qu'ils vont le faire, ou peut-être même qu'ils vont me mettre en prison, pourquoi pas, au point où on en est?"

Le député de Marseille a justifié aussi les expressions "La République c'est moi" et "ma personne est sacrée" qu'il a employées au cours de la perquisition filmée, déclencheant des réactions ironiques sur les réseaux sociaux.

"Ils n'ont aucune culture. Je dis à un moment donné la République c'est moi, c'est écrit depuis le 1er jour des Etats généraux, l'Assemblée est là où sont les députés, je suis à ma manière, un bout de la représentation nationale de tout le pays", a argumenté M. Mélenchon. "La personne d'un parlementaire est inviolable, voilà pourquoi dans l'ancien temps les tribuns du peuple étaient réputés inviolables et leur personne sacrée".

"Voilà les gens, ce qui s'est passé hier (mardi), c'est pas la peine d'en faire un fromage, sinon pour se poser des questions politiques, qui a décidé de tout ce bazar le jour du remaniement?", s'est interrogé en conclusion Jean-Luc Mélenchon.

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