Philippe signe à Nantes le « Contrat d’avenir » de l’après Notre-Dame-des-Landes
Le Premier ministre Édouard Philippe a signé vendredi un "Contrat d'avenir" au siège de la région Pays de la Loire, à Nantes, qui...

Philippe signe à Nantes le « Contrat d’avenir » de l’après Notre-Dame-des-Landes

Le Premier ministre Édouard Philippe a signé vendredi un "Contrat d'avenir" au siège de la région Pays de la Loire, à Nantes, qui...
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Le Premier ministre Édouard Philippe a signé vendredi un "Contrat d'avenir" au siège de la région Pays de la Loire, à Nantes, qui engage l'État à accompagner le développement de ce territoire après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

"La géographie a placé notre région à la périphérie de l'Europe", a souligné la présidente des Pays de la Loire, Christelle Morançais, rappelant que la décision d'abandonner le projet d'aéroport il y a un peu plus d'an avait été ressentie par la plupart des élus locaux comme une forme "d'abandon de la part de l’État".

Les différents acteurs de la région se sont rassemblés pour travailler sur un "Contrat d'avenir" portant sur quatre thématiques: le développement des infrastructures de transports, le déploiement du numérique, l'économie de la connaissance et la transition écologique.

La dirigeante LR a remercié M. Philippe "d'avoir tenu parole" en signant ce contrat qui enregistre plusieurs engagements pris pour compenser l'abandon du projet à Notre-Dame-des-Landes.

Parmi eux, l'un des plus pressants est le réaménagement de l'aéroport actuel, Nantes-Atlantique, dont la fréquentation est en forte hausse, au grand dam d'habitants excédés par les nuisances sonores.

Édouard Philippe a dans ce contexte assuré qu'il souhaitait "prendre soin, de façon systématique et attentive à ce que les riverains ne pâtissent pas" de l'évolution de cet aéroport.

Il a réaffirmé qu'un nouveau Plan de gêne sonore (PGS) définissant quels habitants peuvent être indemnisés pour insonoriser leur logement, sera adopté "d'ici la fin du printemps". L'idée est "d'au moins doubler la population couverte" actuellement, a garanti le Premier ministre.

Il a aussi apporté des précisions nouvelles sur un fond de compensation devant permettre par exemple de relocaliser un collège survolé par les avions.

Sans s'avancer sur le montant alloué, Édouard Philippe s'est engagé à ce que le fonds soit créé "avant la fin du printemps".

Il a ensuite déroulé le calendrier déjà connu qui consistera à consulter la population sur le réaménagement lors d'une concertation en juin-juillet. Le nouvel exploitant de l'aéroport doit être désigné d'ici fin 2021 pour un début des travaux en 2022.

Après Nantes, le Premier ministre s'est rendu à Rennes pour signer un pacte d'accessibilité pour la Bretagne, qui comprend 18 engagements visant à en améliorer la desserte routière, ferroviaire et aérienne, ainsi qu'un contrat d'action publique pour la région.

Ce dernier contrat prévoit notamment un plus grand soutien aux écoles en langue bretonne ainsi qu'une expérimentation sur le dispositif "Pinel" d'investissement locatif pour en faire profiter des territoires bretons moins attractifs.

Concernant ce dernier point, "c'est une expérience dont les plus avisés spécialistes nous disent qu'elle est totalement inédite depuis Philippe Le Bel" (1268-1314), a souligné M. Philippe.

"Ce que nous signons aujourd'hui n'est qu'une étape", a estimé pour sa part Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne. "Je suis convaincu que nous réussirons à bâtir un véritable pacte girondin (...) parce que c'est le sens de l'histoire", a-t-il ajouté.

"Un bon contrat n'est pas une prison, un bon contrat est une discussion", a approuvé le Premier ministre.

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