Philippe signe à Nantes le « Contrat d’avenir » de l’après Notre-Dame-des-Landes
Le Premier ministre Édouard Philippe a signé vendredi un "Contrat d'avenir" au siège de la région Pays de la Loire, à Nantes, qui...

Philippe signe à Nantes le « Contrat d’avenir » de l’après Notre-Dame-des-Landes

Le Premier ministre Édouard Philippe a signé vendredi un "Contrat d'avenir" au siège de la région Pays de la Loire, à Nantes, qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Édouard Philippe a signé vendredi un "Contrat d'avenir" au siège de la région Pays de la Loire, à Nantes, qui engage l'État à accompagner le développement de ce territoire après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

"La géographie a placé notre région à la périphérie de l'Europe", a souligné la présidente des Pays de la Loire, Christelle Morançais, rappelant que la décision d'abandonner le projet d'aéroport il y a un peu plus d'an avait été ressentie par la plupart des élus locaux comme une forme "d'abandon de la part de l’État".

Les différents acteurs de la région se sont rassemblés pour travailler sur un "Contrat d'avenir" portant sur quatre thématiques: le développement des infrastructures de transports, le déploiement du numérique, l'économie de la connaissance et la transition écologique.

La dirigeante LR a remercié M. Philippe "d'avoir tenu parole" en signant ce contrat qui enregistre plusieurs engagements pris pour compenser l'abandon du projet à Notre-Dame-des-Landes.

Parmi eux, l'un des plus pressants est le réaménagement de l'aéroport actuel, Nantes-Atlantique, dont la fréquentation est en forte hausse, au grand dam d'habitants excédés par les nuisances sonores.

Édouard Philippe a dans ce contexte assuré qu'il souhaitait "prendre soin, de façon systématique et attentive à ce que les riverains ne pâtissent pas" de l'évolution de cet aéroport.

Il a réaffirmé qu'un nouveau Plan de gêne sonore (PGS) définissant quels habitants peuvent être indemnisés pour insonoriser leur logement, sera adopté "d'ici la fin du printemps". L'idée est "d'au moins doubler la population couverte" actuellement, a garanti le Premier ministre.

Il a aussi apporté des précisions nouvelles sur un fond de compensation devant permettre par exemple de relocaliser un collège survolé par les avions.

Sans s'avancer sur le montant alloué, Édouard Philippe s'est engagé à ce que le fonds soit créé "avant la fin du printemps".

Il a ensuite déroulé le calendrier déjà connu qui consistera à consulter la population sur le réaménagement lors d'une concertation en juin-juillet. Le nouvel exploitant de l'aéroport doit être désigné d'ici fin 2021 pour un début des travaux en 2022.

Après Nantes, le Premier ministre s'est rendu à Rennes pour signer un pacte d'accessibilité pour la Bretagne, qui comprend 18 engagements visant à en améliorer la desserte routière, ferroviaire et aérienne, ainsi qu'un contrat d'action publique pour la région.

Ce dernier contrat prévoit notamment un plus grand soutien aux écoles en langue bretonne ainsi qu'une expérimentation sur le dispositif "Pinel" d'investissement locatif pour en faire profiter des territoires bretons moins attractifs.

Concernant ce dernier point, "c'est une expérience dont les plus avisés spécialistes nous disent qu'elle est totalement inédite depuis Philippe Le Bel" (1268-1314), a souligné M. Philippe.

"Ce que nous signons aujourd'hui n'est qu'une étape", a estimé pour sa part Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne. "Je suis convaincu que nous réussirons à bâtir un véritable pacte girondin (...) parce que c'est le sens de l'histoire", a-t-il ajouté.

"Un bon contrat n'est pas une prison, un bon contrat est une discussion", a approuvé le Premier ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le