Philippot oppose la « boussole » des Patriotes aux partis « girouettes »
Florian Philippot a opposé samedi à Paris la "boussole" de son jeune parti Les Patriotes, qui veut sortir la France de l'Union...

Philippot oppose la « boussole » des Patriotes aux partis « girouettes »

Florian Philippot a opposé samedi à Paris la "boussole" de son jeune parti Les Patriotes, qui veut sortir la France de l'Union...
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Florian Philippot a opposé samedi à Paris la "boussole" de son jeune parti Les Patriotes, qui veut sortir la France de l'Union européenne, aux autres partis "girouettes".

"Les Patriotes ont une boussole, et chez nous le nord ne varie pas tous les matins en fonction du dernier sondage", a fait valoir devant ses militants l'ancien numéro deux du Front national (devenu en juin Rassemblement national), à l'occasion du premier anniversaire de son mouvement, réuni au Cercle Cadet.

Les partis Les Républicains (LR), Rassemblement national (RN), Debout La France (DLF), et La France Insoumise (LFI) sont à l'inverse "quatre girouettes qui tournent avec le vent sondagier et n'ont pas ou plus de cap", a ajouté l'eurodéputé et chef des Patriotes (8.000 adhérents revendiqués), selon la copie de son discours transmise à l'AFP.

Les Insoumis "croulent sous l'ambiguïté", chez les Républicains, "cherchez la cohérence", et chez Nicolas Dupont-Aignan, président de DLF, ça tourne "à la farce (...) plus question de sortir de l'UE", a-t-il fustigé.

Quant à son ancien parti, le RN, il a "complètement renoncé à la souveraineté nationale et au combat social", a estimé M. Philippot.

Celui-ci avait claqué la porte du RN, notamment sur la question de l'euro. La sortie de l'UE n'est plus une priorité pour le parti de Marine Le Pen.

L'hypothèse que Thierry Mariani figure sur la liste RN aux européennes est une "trahison" car l'ancien ministre LR a voté en faveur du traité européen de Lisbonne en 2007, a-t-il relevé.

Les Patriotes sont "l'issue de secours", pour "sortir des voies sans issue, de la démoralisation (...), de la politique à courte vue, de la politique politicienne, des mensonges électoralistes. Et pour sortir de l'Union européenne", a-t-il lancé, en se disant désireux de "botter les fesses" des commissaires européens, des lobbies, des passeurs de migrants et d'Emmanuel Macron.

Les élections européennes seront décisives pour l'avenir du nouveau parti, qui ne dispose pour cela d'aucune aide publique et a subi en juillet le départ de Sophie Montel. L'eurodéputée avait dénoncé la "divine solitude" de M. Philippot et "l'aspect dysfonctionnel" du mouvement.

Florian Philippot devait ensuite dédicacer son livre intitulé "Frexit", paru la semaine dernière, où il éreinte Marine Le Pen, chez qui il sent un "renoncement à la victoire".

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