Pierre Ouzoulias « effrayé » par les mensonges d’Éric Zemmour, qu’il rebaptise « Éric Pipeau »
Le sénateur communiste des Hauts-de-Seine, petit-fils de résistant, a dénoncé « l’imposture » et le « mensonge » du polémiste sur l’action de Philippe Pétain durant la Seconde Guerre mondiale.

Pierre Ouzoulias « effrayé » par les mensonges d’Éric Zemmour, qu’il rebaptise « Éric Pipeau »

Le sénateur communiste des Hauts-de-Seine, petit-fils de résistant, a dénoncé « l’imposture » et le « mensonge » du polémiste sur l’action de Philippe Pétain durant la Seconde Guerre mondiale.
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Ce n’est qu’un sondage, avec tous les biais qu’il comporte, mais l’enquête Harris Interactive, qui place Éric Zemmour en deuxième position des intentions de vote avec 17 %, semble témoigner d’une dynamique à l’œuvre en faveur du polémiste d’extrême droite. Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, petits-fils du résistant Albert Ouzoulias, se dit « effrayé ». « Une partie de ma famille n’est pas revenue des camps de concentration et quand j’entends quelqu’un qui nous explique aujourd’hui que le maréchal Pétain a protégé les juifs, je ressens de l’horreur », explique le parlementaire des Hauts-de-Seine, sur Public Sénat. « C’est souiller la mémoire de ces millions de juifs, c’est annihiler tout le travail qu’on a pu faire après la Shoah pour que jamais ne revienne cette époque […] Il faut qu’un front républicain se dresse contre lui. »

Dénonçant une « imposture » et son « mensonge », cet archéologue et historien de formation a ensuite ironisé de façon plus légère sur le projet du journaliste d’imposer des « prénoms français » aux futurs nouveaux nés. « Mais son nom qui est un très beau nom, Zemmour, ça vient d’une racine sémitique qui veut dire le joueur de flûte, le pipeau. Donc si Monsieur Zemmour considère que tous les Français doivent porter des noms francisés, qu’il change de nom. Et je lui propose Éric Pipeau, je pense que ça sonne très très bien. Donc qu’il aille jusqu’au bout et qu’il commence par s’appliquer ses méthodes scandaleuses à lui-même. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Pierre Ouzoulias « effrayé » par les mensonges d’Éric Zemmour, qu’il rebaptise « Éric Pipeau »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le