Plagiat : « Un petit emprunt totalement assumé » selon Nicolas Bay
Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud radio. Il est revenu sur la dernière polémique en date, à savoir la reprise par Marine Le Pen d’une partie du discours de François Fillon, mais refuse d’y voir là un plagiat. Il a également assuré que l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan se prolongerait probablement jusqu’aux législatives. 

Plagiat : « Un petit emprunt totalement assumé » selon Nicolas Bay

Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud radio. Il est revenu sur la dernière polémique en date, à savoir la reprise par Marine Le Pen d’une partie du discours de François Fillon, mais refuse d’y voir là un plagiat. Il a également assuré que l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan se prolongerait probablement jusqu’aux législatives. 
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Un clin d’œil assumé ». C’est ce que plaident depuis hier soir les cadres du Front national pour répondre à l’accusation de plagiat dont fait l’objet Marine Le Pen. Le compte Twitter pro-Fillon RidiculeTV avait en effet révélé dans la soirée que, lors de son meeting à Villepinte, la candidate avait repris des pans entiers d’un discours de François Fillon.  « Cela montre qu’elle n’est pas sectaire », ajoute Nicolas Bay. Le secrétaire général du FN assure que ce « petit emprunt » est « totalement assumé ».

Une alliance législative avec Nicolas Dupont-Aignan « probable »

Le FN « n’est pas une secte », poursuit-il pour certifier que le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan n’implique pas que le FN « absorbe » son parti. Et à la question de savoir si cette alliance se poursuivra jusqu’aux législatives, il répond que « c’est probable ». Une façon de ne pas prendre part à la polémique selon laquelle le président de Debout la France et la candidate FN ne se seraient pas tout à fait entendus sur ce point. Sur BFMTV/RMC, Nicolas Dupont-Aignan confirmait ce week-end la présence aux législatives de son parti « dans plus de 525 circonscriptions », dont 50 où il n’y aurait pas de candidat Front national contre sa formation. Des propos qui sous-entendent un accord avec Marine Le Pen, laquelle assure pourtant que « ce débat n’a pas eu lieu ».

Bay assure qu'il est "probable" que l'alliance avec Dupont-Aignan se poursuive jusqu'aux législatives
01:01

Des négociations sur l’Europe « pas avant 2018 »

Marine Le Pen est apparue plus mesurée sur le calendrier de la sortie de l’euro. « Il apparait prudent d’engager ces négociations  à partir de janvier 2018 », précise le secrétaire général du FN. Il tente d’expliquer que sa candidate n’a pas changé de position à ce sujet, en ajoutant « qu’il est souhaitable d’attendre que les principaux pays partenaires aient connu le renouvellement politique ». Il fait ainsi référence aux élections en Allemagne, qui se tiendront à l’automne, et à celles en Italie, prévues en janvier 2018.

Bay : « Il apparaît prudent d’engager ces négociations à partir de janvier 2018 »
00:42

« Ca n’empêche pas de prendre immédiatement des mesures comme le patriotisme économique et la taxe anti-dumping. » Des mesures à l’évidence contraires aux traités européens. Mais Nicolas Bay n’est pas inquiet. Il compte sur la réforme constitutionnelle que souhaite engager sa candidate après un référendum d’initiative populaire, qui établirait notamment la primauté du droit français sur le droit européen.

« Tolérance zéro » pour « les milices d’extrême-gauche »

Enfin, c’est sur l’un des thèmes de prédilection du parti frontiste qu’il s’est exprimé : la sécurité. Certains s’inquiètent de ce qu’il adviendrait de la liberté de manifester si Marine Le Pen arrivait au pouvoir. Nicolas Bay se veut rassurant : « Nous sommes attachés à la liberté de manifestation, mais pas à la liberté de casser, d’attaquer les forces de l’ordre, de semer le bazar et de prendre en otage les Français. » Il prône la « tolérance zéro » pour « les milices d’extrême gauche », qu’il associe aux casseurs présents dans les manifestations. Selon lui, ils doivent passer « des années et des années derrière les barreaux », voire faire l’objet « d’interpellations préventives ».

Partager cet article

Dans la même thématique

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le