Plan biodiversité : « Toutes les 20 minutes, il y a une espèce qui disparaît » indique Brune Poirson
Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, revient sur le plan biodiversité, sur le plateau de Territoires d’Infos, vendredi matin, sur Public Sénat.

Plan biodiversité : « Toutes les 20 minutes, il y a une espèce qui disparaît » indique Brune Poirson

Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, revient sur le plan biodiversité, sur le plateau de Territoires d’Infos, vendredi matin, sur Public Sénat.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, a présenté mercredi son plan pour la biodiversité.

« Il faut rappeler l’urgence dans laquelle nous nous trouvons » déclare Brune Poirson, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, qui annonce l’objectif de ce plan : « Parce qu’il faut le même niveau de conscience et d’éveil sur la question de la biodiversité ».

Brune Poirson explique que la diversité de la nature s’effondre : « Toutes les 20 minutes, il y a une espèce qui disparaît ». « On a fondamentalement besoin de cette diversité pour survivre sur terre » rappelle-t-elle.

Ce plan « inédit » qui veut « mettre la biodiversité au même plan que le changement climatique », contient 90 mesures.

« L'objectif, c'est que d'ici 2025 il n'y ait plus de plastique dans l'océan qui vienne de la France », affirme-t-elle. « Pour ça il faut supprimer les plastiques à usage unique ».

La lutte contre l’artificialisation des sols fait également partie des mesures. Un rapport de l’Inra de 2017 annonce que 236 hectares d’espaces naturels sont artificialisés chaque jour.

« Il faut déterminer une date crédible à laquelle nous arrêterons d’artificialiser les sols » indique-t-elle en expliquant qu’il faut commencer par arrêter des « projets totalement absurdes et surdimensionnés ». « Il faut se poser à chaque fois la question de la pertinence d’un projet ».

Concernant les abeilles, des alertes sont lancées sur leur progressive disparition. « Il y a de quoi être inquiet, 80% des arbres à fleurs dépendent de la pollinisation » énonce Brune Poirson. « On a interdit en France ces insecticides qui sont tueurs d’abeilles, le néonicotinoïde ».

« Nous voulons être le plus en avance possible sur ce combat-là » conclut-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le