Plan de lutte contre le racisme : « des postures hypocrites qui ne sont suivies d’aucun effet » pour Charles Consigny
Cette semaine, le gouvernement a présenté un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Interrogé dans l’émission « et maintenant ! » l’avocat Charles Consigny y voit « une posture hypocrite ».

Plan de lutte contre le racisme : « des postures hypocrites qui ne sont suivies d’aucun effet » pour Charles Consigny

Cette semaine, le gouvernement a présenté un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Interrogé dans l’émission « et maintenant ! » l’avocat Charles Consigny y voit « une posture hypocrite ».
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Accompagnée d’une dizaine de ministres, Élisabeth Borne a présenté lundi 30 janvier, un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. De l’éducation à la justice, en passant par le sport, la Première ministre a dévoilé une série de mesures destinées à « mieux éduquer et former, et mieux sanctionner les auteurs de propos ou d’actes inacceptables et enfin de toujours mieux accompagner les victimes ».

La présentation de la Première ministre ne convainc pas l’avocat et candidat LR malheureux aux dernières législatives Charles Consigny : « J’ai quand même un peu de mal à donner du crédit à ce que peut dire Mme Borne ou ce que peuvent dire les Macronistes quand ils prétendent lutter contre le racisme et l’antisémitisme alors que ce sont eux qui font tout pour avoir pour seul adversaire l’extrême-droite, […] Ils font tout pour avoir des seconds tours contre l’extrême-droite. Ils sont incapables d’assurer ce qu’on appelait avant le front républicain, et ça s’est encore vérifié récemment dans des législatives partielles donc je pense qu’ils sont un peu hypocrites franchement. Je pense qu’ils n’y croient pas. ».

Du testing pour lutter contre les discriminations à l’embauche

Parmi les mesures évoquées par Élisabeth Borne, le testing pour lutter contre les discriminations à l’emploi. Une méthode qui consiste à envoyer deux CV semblables en réponse à une offre d’emploi, en faisant varier l’âge, le sexe ou l’origine de la personne ; afin de déterminer si les candidats sont victimes de discriminations. Si la mesure est saluée par Charles Consigny, là encore il pointe les insuffisances du gouvernement, qui aurait été inactif sur ces sujets pendant cinq ans avant ce plan : « J’observe par ailleurs qu’ils vont faire du testing sur la discrimination à l’embauche, c’est très bien, mais qu’ont-ils fait récemment, qu’ont-ils fait durant le précédent quinquennat, pour les jeunes de banlieue, pour favoriser leur insertion sur le marché du travail, et/ou dans les grandes écoles ou les universités ? Ils n’ont rien fait. […] Il y a une reproduction sociale en France comme jamais il n’y en a eu auparavant. Donc, leurs déclarations me font un peu penser à des postures hypocrites qui ne sont suivies d’aucun effet ».

Retrouvez l’émission « Et maintenant ! » ce samedi 4 février à 19h puis en replay sur notre site internet.

Partager cet article

Dans la même thématique

Plan de lutte contre le racisme : « des postures hypocrites qui ne sont suivies d’aucun effet » pour Charles Consigny
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le