Plan pauvreté: Buzyn adresse ses excuses à un député LFI
La ministre des Solidarités Agnès Buzyn a présenté ses excuses à un député La France insoumise de La Réunion, Jean-Hugues Ratenon...

Plan pauvreté: Buzyn adresse ses excuses à un député LFI

La ministre des Solidarités Agnès Buzyn a présenté ses excuses à un député La France insoumise de La Réunion, Jean-Hugues Ratenon...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre des Solidarités Agnès Buzyn a présenté ses excuses à un député La France insoumise de La Réunion, Jean-Hugues Ratenon, à qui elle avait reproché mardi de "se nourrir" de la pauvreté, alors que ce dernier est un ancien bénéficiaire du RSA.

Dans un courrier manuscrit envoyé mardi et que le député a fait connaître mercredi, la ministre lui demande "d'accepter (ses) excuses pour (sa) réponse" qui "traduisait un propos politique mais nullement une attaque personnelle à votre égard", lui affirme-t-elle.

Lors des questions au gouvernement mardi, le député réunionnais avait estimé que "le compte n'y était pas" et que la pauvreté n'était "pas près de disparaître" avec le plan pauvreté annoncé jeudi dernier par le gouvernement.

"Vous n’avez aucun intérêt à ce que nous arrivions à résorber la pauvreté dans ce pays, car vous en vivez, vous vous en nourrissez", lui avait alors répondu Mme Buzyn.

Le député Ratenon avait exigé des excuses dans un communiqué. "C'est une insulte profonde pour celles et ceux qui luttent avec force et abnégation pour une société plus juste. C'est d'autant plus une insulte pour moi et ma famille que nous avons connu la pauvreté durant des années. Avant d'être élu, j’étais au RSA et vivais bien en dessous du seuil de pauvreté. A travers moi, ce sont tous les pauvres que cette riche ministre insulte", avait-il déclaré.

Jean-Luc Mélenchon avait aussi dénoncé des "propos inadmissibles".

"Ce mot d'excuse est authentique", a confirmé une porte-parole de Mme Buzyn à l'AFP. "L'intention de la ministre n'a jamais été de blesser personnellement le député mais bien de lui faire une réponse politique à une question politique. La ministre ignorait totalement qu'avant d'être député il avait touché le RSA, il a été blessé et elle a donc présenté ses excuses pour cela".

M. Ratenon a indiqué mercredi "prendre acte" de ces excuses, même si "cela n'enlève rien à la violence des mots et le fond de sa pensée". "J'accepte d'aller la rencontrer dans les prochains jours pour lui exposer que la pauvreté n'est pas un choix et que son plan n'est pas LE plan qui répond aux nombreuses souffrances des Français et particulièrement des Réunionnais".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le