Plan pauvreté: Buzyn adresse ses excuses à un député LFI
La ministre des Solidarités Agnès Buzyn a présenté ses excuses à un député La France insoumise de La Réunion, Jean-Hugues Ratenon...

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La ministre des Solidarités Agnès Buzyn a présenté ses excuses à un député La France insoumise de La Réunion, Jean-Hugues Ratenon, à qui elle avait reproché mardi de "se nourrir" de la pauvreté, alors que ce dernier est un ancien bénéficiaire du RSA.

Dans un courrier manuscrit envoyé mardi et que le député a fait connaître mercredi, la ministre lui demande "d'accepter (ses) excuses pour (sa) réponse" qui "traduisait un propos politique mais nullement une attaque personnelle à votre égard", lui affirme-t-elle.

Lors des questions au gouvernement mardi, le député réunionnais avait estimé que "le compte n'y était pas" et que la pauvreté n'était "pas près de disparaître" avec le plan pauvreté annoncé jeudi dernier par le gouvernement.

"Vous n’avez aucun intérêt à ce que nous arrivions à résorber la pauvreté dans ce pays, car vous en vivez, vous vous en nourrissez", lui avait alors répondu Mme Buzyn.

Le député Ratenon avait exigé des excuses dans un communiqué. "C'est une insulte profonde pour celles et ceux qui luttent avec force et abnégation pour une société plus juste. C'est d'autant plus une insulte pour moi et ma famille que nous avons connu la pauvreté durant des années. Avant d'être élu, j’étais au RSA et vivais bien en dessous du seuil de pauvreté. A travers moi, ce sont tous les pauvres que cette riche ministre insulte", avait-il déclaré.

Jean-Luc Mélenchon avait aussi dénoncé des "propos inadmissibles".

"Ce mot d'excuse est authentique", a confirmé une porte-parole de Mme Buzyn à l'AFP. "L'intention de la ministre n'a jamais été de blesser personnellement le député mais bien de lui faire une réponse politique à une question politique. La ministre ignorait totalement qu'avant d'être député il avait touché le RSA, il a été blessé et elle a donc présenté ses excuses pour cela".

M. Ratenon a indiqué mercredi "prendre acte" de ces excuses, même si "cela n'enlève rien à la violence des mots et le fond de sa pensée". "J'accepte d'aller la rencontrer dans les prochains jours pour lui exposer que la pauvreté n'est pas un choix et que son plan n'est pas LE plan qui répond aux nombreuses souffrances des Français et particulièrement des Réunionnais".

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