PMA pour toutes : « un débat qui reste électrique »
Les invités de l’émission « On va plus loin » débattent de la PMA, suite à l’avis rendu ce mardi par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), en faveur de cette méthode de procréation et afin qu’elle soit applicable à toutes les femmes.  

PMA pour toutes : « un débat qui reste électrique »

Les invités de l’émission « On va plus loin » débattent de la PMA, suite à l’avis rendu ce mardi par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), en faveur de cette méthode de procréation et afin qu’elle soit applicable à toutes les femmes.  
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), a rendu son avis ce mardi, sur la loi de bioéthique. Comme en 2017, il s’est à nouveau prononcé en faveur de la PMA (procréation médicalement assistée), pour les femmes célibataires et pour les couples lesbiens. Actuellement en France, seuls les couples hétérosexuels infertiles y ont droit.

« Je suis contre » déclare Sophie Joissains, sénatrice (UC) des Bouches-du-Rhône, qui est opposée à la PMA : « Tous les enfants doivent avoir les mêmes droits et c’est dénier d’entrée de jeu, à une catégorie d’enfants, le droit d’avoir la connaissance de son géniteur. »

La  vice-présidente de la Commission des lois estime « qu’il est anormal que le désir des adultes se substitue à l’intérêt de l’enfant et au droit de l’enfant. »

De son côté, Alain Milon, sénateur (LR) du Vaucluse assure « qu’à partir du moment où il y a une volonté forte d’avoir un enfant ou de vouloir un enfant, il y a une volonté forte de respecter ce droit de l’enfant ».

« L’Élysée est très embêté par rapport à ce débat »

Alors que le candidat Macron avait fait de la PMA pour toutes, une promesse de campagne, le gouvernement a prévu de présenter le projet de loi avant la fin de l’année. Mais les choses semblent loin d’être simples pour l’exécutif, face à de possibles tensions et/ou manifestations.

« L’Élysée est très embêté par rapport à ce débat » explique Pascale Tournier, journaliste à la Vie.  « On l’a bien vu depuis le début, Emmanuel Macron n’est pas du tout à l’aise. On n’a jamais véritablement su son avis personnel (…) Il est face à un dilemme. C’est une promesse de campagne mais il voit bien que c’est un débat qui reste électrique. »

Derrière cette ouverture de la PMA, c’est le risque que cela débouche sur la GPA (Gestation pour autrui) qui inquiètent de nombreux anti-PMA.

C’est le cas de Sophie Joissains : « Évidemment cela va déraper. Cela ne peut que déraper. Et c’est pour ça (…) qu’il faut mettre un coup d’arrêt. » Et d’ajouter : « Cela contredit totalement l’idée que je me fais de la maternité (…) [et] c’est livrer à une concupiscence financière, des tas de jeunes femmes dans les pays en voie de développement. Pour moi, c’est hors de question, c’est vraiment la ligne rouge. »

Une ligne rouge que le gouvernement ne souhaite pas franchir puisqu’il s’est prononcé contre la GPA.

 

Vous pouvez voir et revoir le débat sur la PMA, en intégralité :

 

PMA pour toutes : « un débat qui reste électrique »
23:20

Partager cet article

Dans la même thématique

PMA pour toutes : « un débat qui reste électrique »
5min

Politique

Affaire Lyhanna : « Les hommes se servent, utilisent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité », dénonce la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le