Poisson : le programme économique de Fillon nécessite « des clarifications »
Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate et membre du conseil politique de François Fillon, a estimé vendredi...

Poisson : le programme économique de Fillon nécessite « des clarifications »

Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate et membre du conseil politique de François Fillon, a estimé vendredi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate et membre du conseil politique de François Fillon, a estimé vendredi au micro de franceinfo que le programme économique de son candidat nécessitait "des clarifications".

"L'orientation programmatique, que je soutiens, (...) doit trouver pendant la campagne qui s'ouvre maintenant quelques clarifications", a-t-il affirmé.

Le député des Yvelines a notamment souligné "un certain nombre de points qu'il faudra éclaircir ou de points de désaccords", citant "une vision un peu libérale de la société".

En matière économique, il y a "une forme d'équilibre à trouver entre davantage de fluidité du marché du travail et le maintien des droits des salariés", a-t-il estimé.

Il s'est dit "réservé sur la question de l'augmentation du temps de travail hebdomadaire" auquel les Français "sont attachés" : "Vous ne leur expliquerez pas que leur temps de travail va augmenter sans augmentation de salaire et qu'en plus ils perdront leurs jours de RTT. Ce n'est pas possible".

L'ex-candidat à la primaire de la droite a également exprimé ses réticences sur la proposition de François Fillon de supprimer 500.000 postes dans le service public et de revenir aux 39 heures -payées 37- pour les fonctionnaires, sans contrepartie.

"Si on dit aux personnes concernées : vous allez certes voir votre temps de travail augmenter mais votre salaire (...) augmentera, vos perspectives de carrière seront assurées, et vos missions auront davantage d'intérêt et de valeur, ce n'est pas impossible ça quand même", a-t-il proposé.

Estimant que la campagne présidentielle "doit servir à préciser ces messages", il s'est dit "confiant dans le fait que François Fillon respecte ses engagements".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le